13h15
Conversation.
Exercice 20 page 46.
Extinction Rebellion est un mouvement écologiste dont les militants sont des citoyens lambda. Ils luttent contre le changement climatique en mettant la pression sur les gouvernements et en faisant des actions concrètes : bloquer des carrefours, s’allonger dans la rue, mais sans violence physique.
Un texte court, puissant et toujours actuel ?
Le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie
est une excellente découverte.
Écrit au XVIᵉ siècle par un jeune homme, entre 16 ou 18 ansce texte pose une question simple mais étonnante :
pourquoi les peuples acceptent-ils d’obéir à un seul homme (ou une femme), parfois injuste ?
La Boétie nous invite à réfléchir à la liberté, à l’habitude d’obéir et au pouvoir.
Ces idées peuvent faire penser à des mouvements actuels comme Extinction Rebellion. Ce mouvement écologiste pratique
la désobéissance civile : ses militants désobéissent aux lois
de manière non violente pour défendre une cause qu’ils jugent juste. Cela pose une question importante :
faut-il toujours respecter la légalité (ce qui est conforme à la loi),
ou bien la légitimité (ce qui est moralement juste)
est-elle plus importante ?
Comme La Boétie, ces militants se demandent pourquoi nous continuons à accepter certaines règles ou certains systèmes. Et si les citoyens décidaient de ne plus obéir, que se passerait-il ?
Le style est difficile, mais les idées sont très modernes et résonnent avec notre monde et notre manuel.
le Discours de la servitude volontaire est libre de droits (domaine public). Il est disponible librement sur des sites comme Wikisource. Des éditions PDF gratuites circulent également sans restriction.
C’est une lecture idéale si vous aimez les textes qui font réfléchir et qui ouvrent le débat.
Essayez d’en lire quelques passages, puis discutez-en avec d’autres personnes autour de vous !
Exercice 21 page 46.
Exercice 22 page 46.
13h15
Conversation.
Exercice 21 page 46..
Exercice 21 page 46..
La désobéissance civile : forme de contestation, de résistance assumée et publique de ne pas se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir.
La légalité : qui est conforme à la loi, qui ne la transgresse pas. Les actions d'Extinction Rebellion sont illégales, elles ne sont pas dans la légalité.
La légitimité : qui est équitable, fondé. Pour les membres d'Extinction Rebellion, leurs actions sont légitimes car elles sont justes. Pour d'autres, elles ne sont pas justifiées, car empêcher un commerçant de travailler (en occupant un centre commercial) n'est pas forcément une revendication politique.
Remarque : la désobéissance civile est souvent illégale (contre la loi) mais peut être jugée légitime (juste moralement) par ceux qui la pratiquent.
Le pique-nique de printemps de Quartier Latin.
Paris, à fleur de mots :
Les étudiants de Quartier Latin racontent leur voyage à Paris.
1. Voyager à Paris comme si j'y vivais par Çumiquo
Paris, à fleur de mots :
Les étudiants de Quartier Latin racontent leur voyage à Paris.
2. J’ai participé au voyage « Paris avec Philippe » par Noriko
Paris, à fleur de mots :
Les étudiants de Quartier Latin racontent leur voyage à Paris.
1. Quand le lointain devient intime par Fumiko
Exercice 22 page 46.
Un garçon qui a pleuré en voyant la tempête de fleurs de cerisier
Cette année, les cerisiers ont fleuri plus tôt que d’habitude ; même à Sendai, leur première floraison a été annoncée le 31 mars. Nous sommes ainsi entrés dans la plus belle saison de l’année. Mais les vents violents du week-end dernier ont fait tomber de nombreux pétales.
En voyant cette tempête de fleurs de cerisier, je me suis souvenue d’un conte ancien. Il s’agit d’une histoire tirée du recueil de contes « Uji Shūi Monogatari », rédigé il y a environ 800 ans, au début de l’époque de Kamakura.
Il se déroule ainsi.
C’est une histoire très ancienne.
Il y avait un garçon originaire de la campagne qui faisait un apprentissage sur le mont Hiei, à Kyoto. Alors que les cerisiers étaient en pleine floraison, il a vu le vent souffler violemment et s’est mis à pleurer.
Un moine, voyant cela, s’est approché doucement et lui a dit : « Pourquoi pleures-tu ? Penses-tu que c’est dommage que ces fleurs tombent ? Les fleurs de cerisiers sont éphémères et tombent ainsi très vite. Mais tu n’as pas besoin de te lamenter », lui dit-il pour le consoler.
L’enfant a répondu : « On ne peut rien faire contre la chute des fleurs de cerisier. Même si elles tombent, je ne trouve pas cela regrettable. Ce qui m’attriste, c’est de penser que les fleurs de blé que cultive mon père vont tomber à cause de ce vent et ne donneront pas de grains. » Et il a pleuré à chaudes larmes.
En lisant ce passage, j’ai été émue par ce garçon si attentionné envers son père. Même depuis le mont Hiei, il pense aux difficultés du travail de son père et, même en voyant la tempête de fleurs, il s’inquiète de la mauvaise récolte de blé.
« Quel enfant au cœur si tendre », me suis-je dit.
Mais j’ai été surprise en lisant la dernière ligne. L’auteur conclut ainsi : « Une histoire bien décevante. »
Il est déçu par cet enfant incapable de ressentir la beauté éphémère des choses et l’incertitude de la vie.
Pour ma part, je ne partage pas la déception des moines ; je suis plutôt émue par la sensibilité de cet enfant qui pleure en voyant les pétales tomber. Peut-être cet enfant est-il issu d’une famille qui manque de nourriture au quotidien et a-t-il été confié au temple de Hiei pour alléger leur charge. Malgré tout, il pense à ses parents et s’inquiète pour eux.
Je comprends bien sûr l’expression : « L’homme ne vit pas seulement de pain », mais l’amour de cet enfant, qui verse des larmes en pensant aux souffrances de son père, me semble posséder une beauté encore plus profonde.
Spécialité ou normalité ?
Dimanche dernier, j’ai participé à une petite randonnée au mont Kamakura‑yama, à 520 m d’altitude, renommé pour sa paroi rocheuse,
près de la gare de Sakunami. Le but de la randonnée était d’admirer les fleurs éphémères du printemps, et non de faire de l’escalade.
Le terrain humide au pied ouest du mont Kamakura‑yama est couvert d’une végétation luxuriante d’anémone flaccida, un nom scientifique ;
son autre nom familier est « anémone douce »,
nirinsou(二輪草、ニリンソウ) en japonais. Au mois d’avril, beaucoup de visiteurs viennent contempler
cette fleur, qui est de courte durée.
Nous, 24 participants, 16 femmes et 8 hommes, nous sommes d’abord montés au sommet étroit de la montagne, d’où nous avons vu un train rouler
en direction de Sendai. Le train nous semblait un jouet. Tout à coup, une scène m’est revenue en mémoire, un bref
flash‑back. C’était à l’époque de ma jeunesse, où j’avais grimpé cette paroi rocheuse avec des amis, dont la moitié ont déjà quitté l’alpinisme,
et dont quelques‑uns ont disparu. Je me suis rappelé les amis de cordée un par un. Une fois, j’avais fait cordée avec Junko à l’insu de mes camarades.
Secrètement. J’ai distingué un vieux pin près du sommet du rocher, auquel je m’étais ancré pour la descente en rappel. L’arbre était le même qu’avant.
À mi‑chemin du sentier, un homme inconnu nous a fièrement montré une photo d’anémone flaccida verte ainsi que celle de fleurs doubles.
Il a dit qu’elles sont plus rares que le trèfle à cinq feuilles. Descendus au pied de la montagne, le long de petits ruisseaux,
nous avons trouvé des groupes d’anémones douces ça et là. Les fleurs blanches à cinq ou six pétales étaient agitées par la brise.
C’était fantastique. Et nous avons cherché avec acharnement les fleurs vertes et les fleurs doubles d’anémone douce, suivant le conseil de l’inconnu.
À chaque fois que nous en trouvions, nous poussions des cris de joie, les prenions en photo et nous les montrions les uns aux autres.
Madame K, qui avait seule admiré les fleurs tranquillement, un peu à l’écart du groupe, m’a murmuré :
« Le premier rôle du jardin d’anémones douces serait les fleurs blanches et normales à cinq ou six pétales,
et non les fleurs mutationnelles, ni les rares fleurs vertes, ni les fleurs doubles, je crois. Mais tout le monde cherche avec zèle
la fleur spéciale, en négligeant les fleurs normales. C’est bizarre, n’est‑ce pas ? ».
J’ai été choqué par ses paroles et complètement d’accord avec elle. Oui, les fleurs normales ont la priorité dans le groupe.
On doit d’abord les admirer. C’est naturel. Je me suis dit que c’était pareil dans la société. La masse modeste, la population civile, est,
ou doit être le premier acteur de la société humaine, et non l’homme ou la femme célèbre, ni la classe privilégiée, ni le millionnaire,
ni l’homme ou la femme politique arrogant(e). Les paroles de Madame K m’ont suggéré un principe social. C’était un don de l’esprit,
inattendu au cours de ma randonnée.
Le langage des fleurs d’anémone flaccida est l’amitié ou la coopération.
Jeudi 21 avril 2026
13h15
Conversation.
Exercice 22 page 46.
Selon José Bové (syndicaliste agricole), c’est efficace
et il faut intensifier ces actions sous différentes formes
car la dénonciation ne suffit plus : actions plus fortes
de sensibilisation, implication de chacun pour que les
choses changent.
Il cite les exemples du démantèlement
du McDo, du fauchage des champs d’OGM, du
décrochage du portrait du président de la République.
Pour Arnaud Gossma, ce mouvement est contre-
productif : agir en violant le droit risque de produire
l’effet inverse de celui qui est recherché.
Les militants
peuvent aller rencontrer leur député, leur maire, pour lui
faire part de leurs préoccupations environnementales,
en restant dans le cadre du droit.
Par exemple, des
associations qui ont saisi un juge ont fait progresser la
loi et la protection de l’environnement.
Exercice 23 page 46.
Apprendre la nouvelle métaphore. Cliquer ICI.
Réviser les métaphores apprises en hiver. Cliquer ICI.
Changement de ma façon de lire
En suivant le conseil de Sugako-san, j’ai fini de lire La Forêt de flammes et d’ombres. Jusqu’à maintenant, je m’étais souvent arrêté de lire dès que je rencontrais un mot inconnu, une expression incompréhensible ou une tournure caractéristique du français. Je cherchais systématiquement ces mots dans le dictionnaire et je les notais soigneusement. Je ne pouvais pas les négliger, car je considérais que ce serait une malhonnêteté envers la langue étrangère, surtout envers la langue française.
En m’attachant ainsi aux détails, je perdais les grandes lignes et l’intrigue de l’histoire. En conséquence, je ne pouvais donc pas lire vite, je perdais parfois le fil du roman et, avec lui, le plaisir même de la lecture. Je sais que c’est une grande perte, à la fois de joie et de temps.
Désormais, j’ai adopté une attitude plus audacieuse : le français n’est pas ma langue maternelle, il y a beaucoup de mots inconnus et beaucoup d’expressions particulières que je ne comprends pas. C’est naturel. Cette idée me soulage, me donne du courage et une affection nouvelle pour le français, et je m’éveille de nouveau à la musicalité de la langue de Molière.
Cette semaine, je me suis donné pour principe de ne pas consulter de dictionnaire autant que possible. D’abord, je lis Mizubayashi sans dictionnaire, en faisant beaucoup appel à mon imagination. Quand je trouve un mot inconnu, je le décompose en plusieurs parties et je devine l’origine du mot. À ce moment-là, le sens me vient vaguement. Cela suffit pour le moment : j’avance dans ma lecture. Quelle surprise ! Je peux lire plus vite qu’avant.
À vrai dire, c’est un conseil que Sugako-san m’a donné en route vers la classe. Je l’ai pratiqué cette semaine. Après avoir lu un chapitre sans dictionnaire, je relis attentivement avec le dictionnaire et je découvre la qualité du roman de Mizubayashi. Je garde en mémoire quelques mots intéressants ou impressionnants : « pousse-café » à la page 185, « casser la croûte » à la page 229. Je me suis étonné d’apprendre que le nom féminin « bière » signifie « cercueil » à la page 225.
À la fin du roman, Mizubayashi explique le choix des noms des deux protagonistes, Ren et Bin. Dans l’épilogue, il dit que dans « morts », il y a « mot ». Cette découverte me pousse à écrire une lettre testamentaire adressée à mes bien-aimés.
Merci à toi, Sugako.
Le jeudi 29 avril 2026.
Guide de lecture sans dictionnaire
Quand on lit dans une langue étrangère, il est normal de rencontrer beaucoup de mots inconnus. Cela ne veut pas dire qu'on lit mal ; cela veut simplement dire qu'on lit dans une langue qui n'est pas la sienne.
Pendant la première lecture, il ne faut pas s'arrêter à chaque difficulté. L'objectif principal est de suivre le mouvement du texte, de garder les grandes lignes, de sentir l'intrigue, le ton et la musique de la langue.
Si un mot est inconnu, on peut essayer de deviner son sens. Pour cela, on peut :
— observer sa forme,
— le découper en plusieurs parties,
— penser à son origine possible,
— ou utiliser le contexte de la phrase et du paragraphe.
Il n'est pas nécessaire de comprendre tout de manière exacte dès la première lecture. Une compréhension approximative suffit souvent pour continuer à lire avec plaisir et avec confiance.
Après cette première lecture, on peut revenir au texte avec le dictionnaire. À ce moment-là, le travail devient plus précis : on vérifie les hypothèses, on repère les expressions intéressantes et on note quelques mots utiles ou marquants.
Cette méthode a plusieurs avantages :
— elle permet de lire plus vite ;
— elle aide à ne pas perdre le fil du texte ;
— elle redonne du plaisir à la lecture ;
— elle développe l'imagination et l'autonomie ;
— elle rend le dictionnaire plus utile, parce qu'il intervient au bon moment.
Lire ainsi demande un peu de courage. Il faut accepter de ne pas tout comprendre immédiatement. Mais cette acceptation n'est pas une faiblesse : c'est une attitude juste et naturelle pour un lecteur en langue étrangère.
Peu à peu, cette façon de lire permet de mieux entrer dans l'œuvre. On ne lit plus seulement des mots isolés : on lit une voix, un rythme, une sensibilité, un monde venu d'ailleurs.
13h15
Conversation.
Être chocolat.
Exercice 23 page 46.
Exercice 23 page 46.
Aller à la castagne avec la police (registre familier) :
se bagarrer avec, se battre contre.
Prôner la désobéissance :
faire l’éloge de, recommander.
Le pique-nique de printemps de Quartier Latin.
Paris, à fleur de mots :
Les étudiants de Quartier Latin racontent leur voyage à Paris.
1. Voyager à Paris comme si j'y vivais par Çumiquo
Paris, à fleur de mots :
Les étudiants de Quartier Latin racontent leur voyage à Paris.
2. J’ai participé au voyage « Paris avec Philippe » par Noriko
Paris, à fleur de mots :
Les étudiants de Quartier Latin racontent leur voyage à Paris.
1. Quand le lointain devient intime par Fumiko
Paris, à fleur de mots :
Les étudiants de Quartier Latin racontent leur voyage à Paris.
1. La ville d’art, Paris ! Quelle aventure ! par Hiromi
Exercice 23 page 46 ou exercice 17 (cahier d'exercice).
Apprendre la nouvelle métaphore. Cliquer ICI.
Réviser les métaphores apprises en hiver. Cliquer ICI.