9h45
Le lien Zoom. Cliquer ICI.
ID de réunion: 895 6592 6231
Code secret: QL
Le passage lu la semaine dernière :
Bin arrive à l’hôpital militaire vers trois heures de l’après-midi, sous une chaleur très forte. Il donne le nom du patient à l’accueil, puis une infirmière vient le chercher et l’accompagne jusqu’à une chambre. En chemin, il traverse un couloir avec un jardin d’un côté et des chambres de l’autre. L’infirmière remarque qu’il a du mal à marcher.
Elle lui explique que le malade ne voulait voir personne au début, même pas ses parents, mais qu’il a finalement accepté cette visite. Elle ajoute que le narrateur est déjà venu plusieurs fois.
Selon l’infirmière, le patient n’est plus en danger, mais il reste très fragile psychologiquement. Il faut donc faire une visite courte et ne pas le fatiguer. Elle indique aussi où se trouve son lit dans la chambre.
Le calme régnait, un calme profond, je dirais même olympien.
Dans la phrase « Le calme régnait », on utilise « le » pour parler d’une situation générale.
C’est le calme en général, tout autour.
Ensuite, on dit « un calme profond ».
Ici, on utilise « un » parce qu’on veut décrire ce calme.
On ajoute un adjectif, une information : il est « profond », puis même « olympien ».
Donc :
« le calme » = on présente la situation
« un calme profond » = on décrit comment est ce calme
C’est comme :
« Le soleil brille. Un soleil très chaud aujourd’hui. »
→ d’abord on parle du soleil en général, puis on décrit comment il est.
Lu jusqu'au chapitre 11 : « Tous les moyens étaient bons pour inculquer ce système de valeurs dans l’esprit des gens et, plus particulièrement, des soldats qui, eux, étaient considérés comme relevant directement du commandement du Prince suprême. L’art aussi avait son rôle à jouer. Il y avait des peintures militaires comme il y avait des musiques militaires. Ainsi Ren fut-il envoyé en Mandchourie en tant qu’artiste de guerre. Certes, il n’était pas, loin de là, un artiste connu du grand public ; mais les distinctions qu’il avait remportées au sein de l’école des Beaux-Arts lui donnaient le statut de peintre. »
9h45
Le lien Zoom. Cliquer ICI.
ID de réunion: 895 6592 6231
Code secret: QL
Le passage lu la semaine dernière :
Bin, le narrateur, entre dans une grande chambre d'hôpital avec dix-huit lits, tous occupés. Chaque lit a une étiquette avec le nom du patient. Il trouve facilement le lit de son ami, qui est couvert d'un drap jusqu'au visage. En s'approchant, il voit pour la première fois son visage : la moitié gauche est cachée par un gros pansement, et son œil droit est fermé. Il dort tranquillement.
Dans la salle, trois infirmières parlent doucement avec leurs patients. Le silence est très profond, comme un calme spécial au milieu du bruit de la guerre. Le narrateur ne veut pas déranger son ami ni les autres blessés, alors il décide d'attendre qu'il se réveille.
Ensuite, au chapitre 11, le texte explique le contexte historique de mai 1945, quand Ren Mizuki a été appelé à la guerre. À cette époque, le Japon était organisé autour du shintoïsme d'État, avec l'Empereur au sommet de la hiérarchie, considéré comme un descendant de la déesse Amaterasu. Les citoyens, non, les sujets, surtout les soldats, devaient respecter des règles très strictes, comme s'incliner devant la photo de l'Empereur et réciter le Rescrit impérial sur l'éducation.
L'État utilisait tous les moyens, y compris l'art, pour enseigner ce système de valeurs. Ren Mizuki a été envoyé en Mandchourie comme « artiste de guerre ». Même s'il n'était pas très connu, ses prix à l'école des Beaux-Arts lui donnaient le statut de peintre officiel.
Animal | Verbe / sens figuré | Exemple humain
🐐 Chèvre : chevrotter — parler avec une voix qui tremble
Il parlait d’une voix chevrotante.
🦁 Lion : rugir — parler très fort, avec colère
Le directeur a rugi de colère.
🐄 Bœuf / vache : beugler — crier très fort, d’une voix forte et souvent désagréable
Il beuglait pendant la dispute.
🐶 Chien : grogner — parler d’un ton mécontent
Il grognait en répondant.
🐕 Chien : aboyer — parler sèchement, donner des ordres
Il aboyait ses ordres.
🐑 Mouton : bêler — parler sans assurance, d’une voix faible
Il bêlait des excuses.
🐦 Pie : jacasser — parler beaucoup, trop, de façon agaçante
Elles jacassaient pendant la pause.
🦆 Canard : cancaner — parler méchamment, répandre des rumeurs
Les voisins cancanaient sur lui.
Envie de réviser ? Écoutez le podcast du chapitre 10.

Envie de préparer la prochaine classe ? Écoutez le podcast du chapitre 11.


Première Partie - Chapitre 9.
Deuxième Partie - Chapitre 10.
Deuxième Partie - Chapitre 11.

Première Partie - Chapitre 9.
Deuxième Partie - Chapitre 10.
Deuxième Partie - Chapitre 11.
Lu jusqu'au chapitre 11 : « Comment les encourager à remonter la pente, ces soldats épuisés, désespérés et traumatisés même, comment les conduire vers une issue lumineuse dont ils avaient du mal à concevoir l’existence ? »
9h45
Le lien Zoom. Cliquer ICI.
ID de réunion: 895 6592 6231
Code secret: QL
Un garçon de quatre ou cinq ans s’accrochait à son kimono.
Cet enfant ne se sépare pas de sa mère. Son geste montre un amour très fort, mais aussi une grande peur de la séparation.
Dans une scène qui suit le départ de Ren pour la guerre, ce petit détail devient très important. Il rappelle la douceur de la vie familiale au moment même où cette douceur va être détruite.
L’enfant s’agrippe au vêtement comme si le tissu pouvait encore le protéger. On sent alors tout ce que Ren est en train de perdre : sa mère, sa maison, son enfance, et Yuki de la pâtisserie Arisawa.
Cette image est simple, mais elle est triste. Elle montre que, dans ce roman, la guerre ne détruit pas seulement les corps : elle casse aussi les liens entre les personnes les plus proches.
« à brûle-pourpoint ».
Dans La Forêt de flammes et d’ombres, l’expression « à brûle-pourpoint » est très bien choisie.
Son origine vient du vocabulaire de la guerre : au départ, elle voulait dire « tirer de très près », au point de brûler le pourpoint, un vêtement porté par les soldats.
Cela montre que le mot garde une idée de violence et de danger. Dans ce roman, c’est encore plus fort, parce que l’histoire se passe dans un monde marqué par la guerre et la peur.
Le titre lui-même, avec les mots « flammes » et « ombres », fait penser à un univers sombre, détruit et menaçant.
Akira Mizubayashi choisit ses mots avec beaucoup de finesse et de justesse, comme un véritable artiste de la langue.
Lu jusqu'au chapitre 9 : « Au moment même où quelque chose allait enfin sortir de la bouche de Yuki, Ren se leva et partit, en s’interdisant de se retourner, gardant en mémoire seulement la sensation de froid de la main de Yuki dans la sienne. »
9h45
Le lien Zoom. Cliquer ICI.
ID de réunion: 895 6592 6231
Code secret: QL
Le passage lu la semaine dernière :
À la fin de ce passage, Ren va chez Yuki avec Hanna. Yuki est surprise de le voir un jour de semaine (un jour ouvrable). Dans la pâtisserie, on voit une scène simple de la vie quotidienne : la mère de Yuki travaille, et un garçon de quatre ou cinq ans s’accroche au kimono de sa mère. Cette image montre la normalité et la douceur du quotidien, ce qui contraste avec la situation de Ren.
Ren explique qu’il n’est pas venu pour parler de Van Gogh, mais pour une autre raison importante. Ils passent la journée ensemble à parler, manger et partager des moments calmes.
Hanna refuse de sortir, comme si elle comprenait que ce moment est spécial. Yuki et Ren discutent profondément, avec des silences et des émotions. Le temps passe vite, et la nuit arrive.
Au moment de partir, Ren dit au revoir à Hanna et demande à Yuki de l’attendre. Yuki ne sait pas quoi répondre. Elle hésite longtemps. Finalement, Ren part sans attendre sa réponse, en gardant seulement le souvenir de leur dernier contact.
Si… que…
Dans cette phrase du roman, l’écrivain veut montrer que la chaleur est extrême, pas seulement forte.
Il utilise la structure si… que… : « il faisait si chaud qu’on aurait dit que le soleil brûlait la ville ». Cela veut dire : la chaleur est tellement intense que cela donne l’impression que le soleil détruit la ville.
Le mot « ardent » ajoute cette idée de violence : le soleil n’est plus seulement chaud, il devient dangereux, presque ennemi. La météo n’est donc pas neutre : elle reflète l’atmosphère de guerre et de souffrance, et prépare le lecteur à entrer dans une zone de catastrophe.
Rappel : la construction « si… que… »
Forme :
si + adjectif / adverbe + que + conséquence
Exemple dans le texte :
« il faisait si chaud
que on aurait dit que le soleil brûlait la ville ».
Autres exemples :
« Elle jouait si bien
que le public retenait son souffle. »
La qualité de son jeu est tellement élevée que le public ne bouge plus, il est complètement concentré.
« Elle expliquait les poèmes de Bashô si clairement
que les visiteurs avaient envie de lire le haïku en japonais. »
Ses explications sont tellement claires qu’elles donnent une envie nouvelle aux visiteurs : lire le texte original.
« Elle est si attentive à chaque élève
que ses cours de piano sont toujours complets. »
Son attention est tellement grande que la conséquence est visible : tout le monde veut s’inscrire à ses cours.
Valeur :
La structure si… que… insiste sur le
résultat.
On ne dit pas seulement « il faisait très chaud ». On ajoute une conséquence :
« il faisait si chaud qu’on aurait dit que le soleil brûlait la ville. »
Donc : la chaleur est tellement forte qu’elle produit un effet (ici, l’impression que la ville brûle).
Différence entre « si », « très » et « beaucoup »
On utilise ces mots pour montrer l’intensité, mais leur valeur n’est pas la même.
1. « très » + adjectif / adverbe
Exemple : « Il faisait très chaud. »
On donne une intensité simple, sans parler de conséquence.
2. « beaucoup » + verbe ou nom
Exemples : « Depuis vendredi, il pleut beaucoup. »
« Il avait beaucoup de travail. »
Ici, on parle de quantité ou d’intensité, mais la phrase ne dit pas ce que cela provoque.
3. « si… que… »
Exemple : « Il faisait si chaud
que j’avais mal à la tête. »
On montre clairement une structure
cause + effet :
la chaleur est tellement forte qu’elle provoque un résultat (mal de tête, impression que la ville brûle, etc.).
En résumé :
« très / beaucoup » = on décrit seulement que c’est fort.
« si… que… » = on décrit que c’est tellement fort qu’il y a une
conséquence visible ou ressentie dans la phrase.
d’un côté… de l’autre
Mizubayashi décrit le couloir de façon très précise, car ce couloir est comme un passage entre deux mondes différents.
D’un côté, il y a une cour avec un jardin et des arbres. C’est un endroit qui fait penser à la vie, à la nature et à un calme possible.
De l’autre côté, il y a des grandes chambres où plusieurs malades partagent le même espace. Ce côté fait penser à la souffrance et à la maladie.
Avec l’expression « d’un côté… de l’autre », le texte montre bien ce contraste.
Le personnage marche exactement entre ces deux réalités : la vie et la souffrance. On peut comprendre ce couloir comme une image de la situation des gens pendant la guerre : ils sont toujours entre le fait de rester vivants et le risque de mourir à tout moment.
Le suffixe « -âtre »
La couleur « blanc jaunâtre » ne donne pas l’idée d’un blanc propre et parfait. Elle fait penser à quelque chose qui a vieilli ou qui est un peu sale. C’est le contraire de l’image normale du blanc dans un hôpital, qui est associé à la propreté et à la pureté. Ici, cette couleur rend la scène un peu triste, fatiguée, comme si l’hôpital était usé par le temps et par la souffrance.
Petit point de vocabulaire : le suffixe « -âtre »
Quand on ajoute -âtre à un mot de couleur (par exemple « blanc », « jaune », « gris »), on donne l’idée de :
– une couleur approximative, pas nette ;
– souvent un peu sale, ternie, déplaisante.
Exemples :
– « verdâtre » : un vert qui tire vers le sale, qui n’est pas joli.
– « grisâtre » : un gris un peu triste, pas franc.
Donc « blanc jaunâtre » = un blanc qui tend vers le jaune, comme s’il était vieux ou taché.
Lu jusqu'au chapitre 10 : « Son lit se trouvait du côté des fenêtres, juste au milieu, je ne pouvais pas me tromper. »
L'expression : « y être pour quelque chose ».
L’expression « y être pour quelque chose » signifie « être responsable, au moins en partie, de quelque chose » ou « avoir joué un rôle dans un événement ».
Dans la phrase de Yuki, elle suggère donc qu’elle a contribué, d’une manière ou d’une autre, à la renaissance créatrice de Ren.
Le pronom y renvoie à une situation, un événement ou une affaire déjà évoquée, non à un lieu.
Le groupe pour quelque chose exprime ici une part de responsabilité ou d’implication ; il ne faut pas le lire comme « pour une chose précise », mais comme une formule figée signifiant « dans une certaine mesure ».
Dans « j’y suis sans doute pour quelque chose moi aussi », Yuki adopte une posture modeste : elle ne dit pas « j’ai tout fait », mais « j’ai peut-être participé ».
Sans doute ajoute de la prudence, tandis que moi aussi introduit l’idée qu’elle se range parmi plusieurs causes possibles de la reconstruction de Ren.
On peut paraphraser ainsi : « Je pense avoir eu une part dans cette réussite ».
À l’inverse, n’y être pour rien signifie ne pas être responsable ou n’avoir joué aucun rôle.