9h45
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Le passage lu la semaine dernière :
Le texte décrit d’abord un grand pré vert et calme, avec de l’herbe courte et de petites fleurs blanches et jaunes. Au loin, on voit des arbres avec des feuilles vert foncé. Ce paysage semble paisible, mais il est en réalité terrible : le sol est couvert de cadavres ensanglantés, de drapeaux japonais déchirés ou sales, et de chevaux morts ou mourants.
Ensuite, la scène se passe dans une grande salle silencieuse, où Ren vient de finir une toile gigantesque. Un sous-officier arrive et regarde le tableau de loin, puis il marche sans vraiment le regarder. Finalement, il observe lentement l’œuvre, de gauche à droite, de haut en bas, et reste longtemps devant elle.
Le sous-officier croise les bras, soupire doucement et murmure des mots incompréhensibles. Le silence est si profond qu’on entend presque ses paroles. L’atmosphère donne l’impression que la caserne est isolée, comme sur une île loin de la guerre et de la folie. Le visage de l’homme montre des émotions contradictoires.
À la fin, il dit avec hésitation : « Ça, ça, ça ne va pas. » Il décide que Ren ne peut pas rester artiste de guerre, car son pinceau n’est pas fait pour exciter les soldats. Pourtant, intérieurement, il est ému par le tableau. Une petite voix venue de sa jeunesse le fait trembler d’émotion, une petite voix plus forte que les règles qu’il veut imposer.
Lu jusqu'au chapitre 11 : « C’était le résultat d’un compromis misérable entre son instinct d’autoconservation et ce qu’il croyait être le devoir d’humanité dicté par sa conscience. »
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Le passage lu la semaine dernière :
Le sous-officier ne détruit pas les tableaux de Ren. Il les cache dans un coin, sous une bâche. Il ne les montre pas aux chefs de l’armée. Il écrit seulement que Ren n’est pas assez bon pour être artiste de guerre.
Ren devient soldat comme les autres. Il ne peint plus. Il porte un sac lourd, un fusil et de l’eau. Il marche toute la journée avec son peloton. Il vit la même vie difficile que les autres soldats : fatigue, peur, violence et danger de mort.
Son peloton combat des résistants chinois cachés dans les villages. Les soldats japonais interrogent les paysans avec violence, parfois avec torture. Ren ne supporte pas cette vie. Il a parfois envie de vomir pendant les missions. Il est très fatigué et malheureux.
Pour Ren, la guerre, c’est tirer, brûler des maisons et faire du mal à des civils. Il doit obéir aux ordres, sinon il risque sa vie. Alors, il essaie de tricher un peu. Il veut rester en vie, mais il veut aussi rester un être humain.
Sens du mot « passage »
Un passage, c’est un lieu où on passe : un chemin, une galerie, un couloir ; un passage parisien (une petite rue couverte avec des boutiques) ; Il y avait dix-huit lits parfaitement identiques : neuf du côté du couloir, neuf autres du côté des fenêtres, séparés au milieu par un large passage. (un espace pour passer dans la salle d’hôpital) ou une partie d’un texte (un extrait, un morceau du livre) ; un passage d’un livre (quelques lignes ou quelques pages qu’on lit ou qu’on dit).
Dans les deux cas, l’idée de base est toujours l’action de passer : on passe physiquement dans un lieu, ou on « passe » à un endroit précis du texte quand on lit.
Lu jusqu'au chapitre 11 : « À peine avaient-ils quitté les fourrés que plusieurs grenades furent lancées et éclatèrent de-ci de-là, tandis que, simultanément, des dizaines de torches incendiaires furent jetées en direction du bois avoisinant vers lequel ils se dirigeaient. »
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Envie de réviser et d’approfondir ? Écoutez le podcast du chapitre 11.
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Deuxième Partie - Chapitre 11.
Deuxième Partie - Chapitre 12.

Deuxième Partie - Chapitre 11.
Chapitre 12.
Quand la liaison est-elle obligatoire ?
On doit toujours faire la liaison dans les cas suivants :
Déterminant + nom (ou déterminant + adjectif + nom)
les‿enfants, un‿arbre, des‿amis, mes‿études, ces‿objets, deux‿heures
Pronom sujet + verbe
nous‿avons, vous‿êtes, ils‿ont, elles‿arrivent, on‿est
Adjectif placé avant le nom
un petit‿ami, un grand‿homme, de bons‿amis, les belles‿années
Après certaines prépositions (en, dans, chez, sans, sous, etc.)
en‿avril, dans‿une maison, chez‿elle, sans‿argent
Verbe + pronom (inversion)
Est-il là ? Prenez-en
Expressions figées
tout‿à l’heure, de temps‿en‿temps, les Champs-Élysées, petit‿à petit
Quand la liaison est-elle interdite ?
Il ne faut jamais faire la liaison :
Après « et »
un chat et‿un chien → on dit [e ‿ œ̃], pas [et‿œ̃]
Après un nom singulier suivi d’un adjectif
un étudiant intelligent → pas de liaison entre étudiant et intelligent
Devant un h aspiré
les héros, les haricots, en haut → on ne lie pas
Lu jusqu'au chapitre 11 : « Ren s’enfonça dans le néant. »
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Le passage lu la semaine dernière :
Ren est choqué par la réalité de la guerre, mais en même temps, il ne peut pas s’empêcher de la regarder. Loin des combats, il n’aurait jamais imaginé une scène aussi violente et sanglante.
Il décide de faire un deuxième tableau, beaucoup plus grand que le premier. Cette fois, il peint un soldat seul, blessé à mort. Le soldat est debout dans un champ de luzerne. Il commence à tomber par terre et il s’appuie sur son fusil planté dans le sol.
On voit ses yeux grands ouverts, fixés vers le ciel gris. Dans le ciel, il y a quelques trous bleus. En haut à droite du tableau, dans la direction de son regard, on remarque une forme ovale jaunâtre avec une tache noire au centre. Cette forme est presque géométrique et elle ne ressemble pas au reste du paysage.
On se demande : est-ce un œil ? Oui, c’est un œil plein de larmes. Mais l’œil de qui ? Est-ce l’œil du soldat mourant qui regarde toute la désolation du monde ? Ou est-ce l’œil de quelqu’un d’autre, par exemple celui de sa mère ou de sa bien-aimée, que le soldat regarde au fond de sa propre pupille ? Dans tous les cas, cet œil semble être le symbole de la dernière vision du soldat avant de mourir.
Le sous-officier voit le tableau et dit : « C’est pire que la dernière fois ! Tu n’as rien compris à ce qu’on attend de toi ! Je te donne une dernière chance. Fais quelque chose d’enthousiasmant qui donne de l’énergie à celui qui regarde… Sinon, ce n’est pas la peine. »
Ren, le peintre, savait que son tableau ne plairait pas à son supérieur, même si ce supérieur avait aussi étudié aux Beaux-Arts. Mais Ren n’est pas découragé par les paroles dures du sous-officier. Pour lui, le mépris envers les jeunes soldats est une attitude normale chez ce supérieur.
Ren cherche à avoir une vision d’ensemble de sa nouvelle toile. Il imagine des prés, des arbres, des collines et beaucoup de corps d’hommes allongés, mutilés ou morts. Il sent, dans une intuition très forte, que cette fois ce sera un tableau monumental.
Il prépare d’abord beaucoup d’esquisses de différentes tailles. Puis, un jour, à la tombée de la nuit, il commence à travailler dans une grande pièce de la caserne. La pièce est encombrée d’objets qui n’ont rien à voir avec la peinture.
Il travaille nuit et jour. Il mange peu et ne dort que deux ou trois heures par nuit, jusqu’à l’aube. Un feu intérieur, intense et brûlant, le maintient éveillé. Même quand il dort un peu, il continue de penser à sa grande peinture. Au bout de cinq jours, l’œuvre est terminée.
Il y a un mois (deuxième phrase du chapitre 10) : Si… que…
Dans cette phrase du roman, Mizubayashi veut montrer que la chaleur est extrême, pas seulement forte.
Il utilise la structure si… que… : « il faisait si chaud qu’on aurait dit que le soleil brûlait la ville ». Cela veut dire : la chaleur est tellement intense que cela donne l’impression que le soleil détruit la ville.
Le mot « ardent » ajoute cette idée de violence : le soleil n’est plus seulement chaud, il devient dangereux, presque ennemi. La météo n’est donc pas neutre : elle reflète l’atmosphère de guerre et de souffrance, et prépare le lecteur à entrer dans une zone de catastrophe.
Rappel : la construction « si… que… »
Forme :
si + adjectif / adverbe + que + conséquence
Exemple dans le texte :
« il faisait si chaud que on aurait dit que le soleil brûlait la ville ».
Aujourd'hui encore : Si… que…
Dans cette phrase du chapitre 11, Mizubayashi veut montrer que le silence est extrême, pas seulement fort.
Il utilise la structure si… que… : « Le silence de la grande salle était si profond qu’on l’entendait marmonner entre les dents ». Cela veut dire : le silence est tellement intense que l’on peut entendre même les tout petits bruits, comme quelqu’un qui marmonne entre ses dents.
Le mot « profond » ajoute cette idée d’intensité : le silence n’est plus seulement l’absence de bruit, il devient presque quelque chose que l’on peut « entendre », comme une présence. Cette atmosphère très calme, presque pesante, prépare le lecteur à entrer dans un moment de tension, de concentration, ou peut-être de danger.
Rappel : la construction « si… que… »
Forme :
si + adjectif / adverbe + que + conséquence
Exemple dans le texte :
« Le silence de la grande salle était si profond que on l’entendait marmonner entre les dents ».
Lu jusqu'au chapitre 11 : « Le sous-officier renonça à l’idée de faire travailler Ren en qualité d’artiste de guerre. « Décidément, se dit-il, son pinceau n’est pas fait pour électriser les soldats. » Cependant, un sentiment obscur, quelque chose comme une voix affaiblie venant de sa jeunesse lointaine, mais jamais totalement effacée de sa mémoire, le faisait trembler d’émotion devant l’imposant tableau achevé du jeune peintre, d’une irrépressible émotion d’artiste plus forte que la norme esthétique qu’il se devait d’imposer et de s’imposer à lui-même. »