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La phrase lue la semaine dernière et « La Préface de Cromwell »
« Elle sentira que tout dans la création n’est pas humainement beau, que le laid y existe à côté du beau, le difforme près du gracieux, le grotesque au revers du sublime, le mal avec le bien, l’ombre avec la lumière. »
La Préface de Cromwell est un texte-manifeste où Hugo explique ce qu’est pour lui le théâtre romantique, contre le théâtre classique. En 1827, il publie une énorme pièce, Cromwell, sur l’homme politique anglais Oliver Cromwell, pièce injouable mais importante comme laboratoire d’idées. La préface devient plus célèbre que la pièce elle-même et s’impose comme un texte fondateur du romantisme français, au cœur du conflit entre « classiques » et « romantiques ».
Trois idées simples.
D’abord, le drame romantique est la forme moderne du théâtre.
Ensuite, le théâtre doit mélanger sublime et grotesque : il doit montrer la vie telle qu’elle est, avec le grand et le ridicule, le beau et le laid, le tragique et le comique ensemble, parce que tout ce qui est dans la nature a sa place dans l’art.
Enfin, Hugo réclame la liberté contre les règles classiques, en critiquant surtout la règle des trois unités ; il ne garde que l’unité d’action et demande plus de liberté pour le temps, le lieu, le ton et la langue, en acceptant le mélange des registres et des formes.
Une phrase-résumé à mémoriser :
« Dans la Préface de Cromwell, Hugo explique que le théâtre romantique doit être libre, mélanger le sublime et le grotesque, les flammes et les ombres, et refléter toute la réalité humaine. »
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La langue en lumière
Lu jusqu'au chapitre 9 : « J’aimerais bavarder longuement avec toi de l’art, nous devrions en parler plus souvent dans nos lettres. Contemple les belles choses le plus possible, la plupart n’y prêtent guère d’attention. (Janvier, 1874).»
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 00.
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Le passage lu la semaine dernière :
Les semaines passent pendant la guerre, très sombres, mais Ren et Yuki sont heureux grâce à leur passion commune pour la peinture et pour la langue étrangère, qui leur donne l’espoir d’une autre vie possible.
Un jour de mai 1945, Ren reçoit l’ordre de partir à l’armée : ce papier rouge, que tous les étudiants ont peur de recevoir, l’oblige à devenir soldat, car l’armée manque de hommes.
Ren retourne à Hiroshima pour dire au revoir à ses parents : sa mère s’effondre de chagrin, son père reste silencieux, et sa chienne Hanna tremble contre lui.
Le lendemain à la gare, son père lui demande de revenir le plus vite possible, sa mère lui parle de Hanna, et Ren promet de confier sa chienne à une amie à Tokyo avant de partir.
Dans le train, il répète ittekimasu à ses parents, comme un enfant qui dit « je pars et je reviens », puis il ne les voit plus à cause de la fumée de la locomotive.
De retour à Tokyo, Ren attend tristement le jour de son départ, il lui reste seulement trois jours et il n’a pas vu Yuki depuis une semaine, alors il décide qu’il doit absolument lui parler.
Deux jours avant son voyage à Hiroshima, il est allé la voir dans sa chambre au-dessus de la boutique de ses parents pour lire avec elle une lettre de Van Gogh à son frère Théo, où le peintre insiste sur l’importance de parler de l’art et de regarder les belles choses autour de soi.
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Première Partie - Chapitre 9.


Première Partie - Chapitre 8.
Première Partie - Chapitre 9.
Une ville, une voix : Nantes par Raphaël
Lu jusqu'au chapitre 9 : « Ren s’accroupit et lui dit que les choses humaines étaient souvent stupides, c’était compliqué à expliquer, mais, en substance, il lui fallait vivre désormais quelque temps chez Yuki, avec Yuki, jusqu’à ce qu’il revienne. »
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Le passage lu la semaine dernière :
Depuis longtemps, nous avons perdu le contact vivant avec la nature, les paysages, les villes et les autres. Ren veut retrouver un regard et une écoute plus frais, avant que le monde ne soit abîmé par les slogans, les ordres et les paroles répétées sans pensée.
Il admire les peintres français du XIXe siècle, surtout parce qu’ils se sont libérés des anciennes règles.Pour lui, ces artistes ont su regarder le monde directement, avec liberté, en explorant l’espace, le temps et la lumière.
Il aimait aussi aller dans les musées, surtout au Louvre, pour flâner et contempler les œuvres. Cette promenade artistique lui apportait un vrai bonheur, car elle nourrissait sa sensibilité et son désir de beauté.
Bin comprend quelque chose de semblable dans la musique européenne du XVIIIe siècle.Il pense que Mozart ou Beethoven ont rendu la musique plus libre, en l’éloignant peu à peu du seul pouvoir religieux.
Hanna l’écoute avec patience, mais elle lui rappelle aussi qu’il parle trop.Yuki, elle, apprécie cette manière de parler, parce qu’elle est différente de celle des autres personnes autour d’elle.
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La langue en lumière
Lu jusqu'au chapitre 8 : « — Et si on lisait ensemble, par exemple, les lettres de Van Gogh à son frère ? »
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Le passage lu la semaine dernière :
Hanna a mis sa patte sur la cuisse de Ren. Ren s’est tu (se taire), puis il a parlé avec Yuki de sa vie pendant les bombardements à Tokyo. Yuki lui a expliqué qu’elle continuait à apprendre le français et à dessiner pour oublier la guerre. Au moment où Ren voulait lui proposer de lire des lettres de Van Gogh ensemble, une sirène a annoncé l’arrivée de bombardiers. Ils sont alors allés se cacher dans un abri avec d’autres personnes. Hanna est restée entre eux, tremblante, pendant qu’ils attendaient la fin du danger. Quand le bruit des avions a diminué, Ren a recommencé à parler à Yuki et lui a proposé de lire ensemble.
« Prix littéraire 30 Millions d'Amis ».
« Avoir l'air ».
« Avoir l'air » : expression pour donner une impression
« Avoir l'air » signifie « sembler ». On l'utilise pour dire quelle impression quelque chose ou quelqu'un donne, sans être certain de la réalité.
Structure :
Sujet + avoir l'air + adjectif
Elle a l'air heureuse. (= Elle semble heureuse)
Ce gâteau a l'air bon. (= Il semble bon)
Tu as l'air fatigué. (= Tu sembles fatigué)
Points importants :
1. L'adjectif s'accorde avec le sujet (pas avec « air ») :
Elle a l'air belle (féminin)
Ils ont l'air contents (pluriel)
2. On peut aussi dire « avoir l'air de + nom/verbe » :
Il a l'air de un médecin. (= Il semble être un médecin)
Elle a l'air de comprendre. (= Elle semble comprendre)
Exemple d'utilisation :
« Ce film a l'air intéressant, mais je n'ai pas encore vu. »
« ne vous inquiétez pas ».
Formation de l'impératif des verbes pronominaux
Impératif présent – Verbe « s'inquiéter »
Impératif positif | Impératif négatif
inquiétez-vous | ne vous inquiétez pas
Règles importantes
À l'impératif, le pronom est après le verbe (avec un trait d'union) Inquiétez-vous !
À l'impératif négatif, le pronom est avant le verbe Ne vous inquiétez pas !
Les deux parties de la négation (ne et pas) encadrent le pronom + verbe
À la 2e personne du pluriel (vous), l'impératif négatif de « s'inquiéter » est : Ne vous inquiétez pas !
Exemples :
« Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. »
« Ne vous inquiétez pas si vous ne comprenez pas tout, c'est normal au début. »
C'est une expression très courante pour rassurer quelqu'un dans une situation stressante.
À la 2e personne du singulier (tu), l'impératif de « s'inquiéter » est : Ne t'inquiète pas !
Exemples :
« Ne t'inquiète pas pour ton examen, tu as bien préparé. »
« Ne t'inquiète pas si tu fais des erreurs, c'est normal. »
En langage familier, l'impératif de « s'inquiéter » est : T'inquiète pas !
Exemples :
« T'inquiète pas, c'est pas grave. »
« T'inquiète pas, je m'occupe de tout. »
En langage « jeune » , l'impératif de « s'inquiéter » est : T'inquiète !
Exemples :
« T'inquiète ! Le vibe est top, tout va being good. »
Traduction en français classique : « Ne t'inquiète pas ! L'ambiance est excellente, tout va bien. »
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Lu jusqu'au chapitre 9 : « Des jours et des semaines passèrent. Ce furent certes des jours et des semaines sombres qui ne cessaient de souligner, de jour en jour, l’aggravation des hostilités en Chine et ailleurs aussi bien que l’effroyable hécatombe causée par cette guerre d’invasion impériale tant dans des pays d’Asie que sur le territoire national ; mais ce furent aussi des jours et des semaines illuminés pour les deux jeunes peintres parce qu’ils se retrouvaient dans leur commune passion pour l’art et pour une langue étrangère qui semblait leur indiquer un ailleurs où une autre vie, une autre manière d’être au monde seraient possibles.»