19h15
Oui, le français est un instrument de musique pour moi. C'est le sentiment que j'ai depuis longtemps, depuis, tout compte fait, le début de mon apprentissage. Pour devenir un bon instrumentiste, il faut de la discipline, je dirais même le sens de l'ascèse. Et c'est ce que je dis à mes étudiants aujourd'hui : maîtriser le français, c'est en jouer comme jouer du violon ou du piano. »
C'est par la musique que cette langue est entrée dans mes oreilles, dans mon corps tout entier. J'ai abordé le français grâce aux leçons diffusées à la radio, le contact avec cette langue a d'abord été sonore, presque charnel. ».
Chez un bon musicien, l'instrument fait partie de son corps. Eh bien, le français doit faire partie de son corps chez un locuteur qui choisit de s'exprimer en français ».
Un peu comme Antoine Doinel qui, dans Baisers volés, répète indéfiniment son nom et celui des femmes qu’il aime devant le grand miroir de la salle de bains.».
Conversation.
Le temps des cerises.
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur !
Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l’on s’en va deux, cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles…
Cerises d’amour aux roses pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang…
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !
Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d’amour,
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour…
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des peines d’amour !
J’aimerai toujours le temps des cerises :
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et dame Fortune, en m’étant offerte,
Ne pourra jamais fermer ma douleur…
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !
J.-B. Clément.
Exercice 5 page 55.
Exercice 5 page 55.
Point de vue favorable
Je partage l’analyse de Brillat-Savarin, car je pense qu’il a raison de distinguer le plaisir de manger et le plaisir de la table. Le premier est lié au besoin physique de se nourrir, alors que le second vient surtout de l’ambiance, des personnes présentes et du cadre du repas. Son analyse me paraît pertinente, parce que, dans beaucoup de pays, on retrouve cette différence entre « manger vite pour ne plus avoir faim » et « prendre le temps de partager un repas avec d’autres ». Elle me semble aussi assez universelle, car dans de nombreuses cultures, on prépare le repas avec soin, on choisit les invités et on passe un moment convivial, même si les plats ne sont pas très raffinés.
Point de vue défavorable
Je ne partage pas complètement l’analyse de Brillat-Savarin, car je trouve qu’il simplifie trop la réalité. De plus, son analyse n’est pas vraiment universelle, car elle correspond surtout à une vision bourgeoise et européenne du repas, avec des convives choisis, un beau décor et beaucoup de temps. Dans d’autres contextes sociaux ou culturels, les gens n’ont pas toujours la possibilité de préparer un repas long et convivial, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne connaissent pas le vrai plaisir de la table.
Exercices 6, 7 page 55.
19h15
Conversation.
Exercices 6, 7 page 55.
La Carriole du père Junier (8'20) au musée de l'Orangerie à Paris.
L'introduction

I. De quoi parle cette introduction ?
L'introduction du film se passe dans le musée de l'Orangerie, à Paris. C'est un lieu très spécial : il contient les grands tableaux de Monet, les Nymphéas. Monet a voulu créer ici un espace calme, pour que les visiteurs puissent regarder ses tableaux tranquillement et oublier le bruit du monde.
Mais dans le film, ce lieu calme est envahi par une équipe de tournage, des caméras, des ordinateurs et des téléphones intelligents (smartphones). Klapisch nous montre ainsi une question importante : qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui avec l'art du passé ?
II. Comment Klapisch filme cette scène ?
1. Des regards dans des regards
Dans cette scène, il y a plusieurs façons de regarder en même temps. D'abord, le tableau de Monet. Ensuite, la caméra de tournage qui filme la jeune femme. Puis l'écran de l'ordinateur où le groupe regarde les images. Et enfin les smartphones des visiteurs qui prennent des photos.
Chaque nouvelle façon de regarder éloigne un peu plus du tableau original. C'est comme si on regardait un miroir dans un miroir.
2. La femme devant le tableau
La jeune femme en robe claire, placée devant les Nymphéas, ressemble à un personnage dans un tableau. Mais elle n'est pas là pour regarder l'œuvre : elle est là pour être filmée. L'art devient ainsi un décor pour une publicité ou une vidéo de mode.
3. Les sons contre le silence
Le musée est généralement un lieu plutôt silencieux. Mais dans le film, on entend des voix jeunes et rapides, des mots techniques, des anglicismes. Ce contraste entre le silence du musée et le bruit de l'équipe crée une tension.
Les sons disent ce que les images montrent : le monde moderne a envahi l'espace de l'art.
4. On entre directement dans l'action
Klapisch ne présente pas les personnages de façon classique. On arrive directement dans la scène, comme si on observait quelque chose de réel, presque comme un documentaire. Cela donne l'impression que cette situation existe vraiment, partout, dans tous les musées aujourd'hui.
III. Les grandes questions du film
1. L'art peut-il être retouché ?
Quand un personnage dit « Tu veux pas plutôt changer les couleurs du tableau ? », il parle du chef-d'œuvre de Monet comme d'une simple image sur un ordinateur. Le philosophe Walter Benjamin avait expliqué qu'une œuvre d'art perd quelque chose d'unique quand on la reproduit.
Ici, on va encore plus loin : on envisage de la modifier. L'œuvre n'est plus sacrée, elle devient un outil.
2. Un siècle de distance
Monet a offert ses Nymphéas à la France en 1922, après la guerre, comme un cadeau de paix et de beauté. Le musée a été construit spécialement pour ces tableaux : deux salles ovales, une lumière douce venant du plafond, pas de coins, pas de bruit. Tout était pensé pour créer une expérience unique et calme.
Cent ans plus tard, des jeunes entrent avec leurs casques sur les oreilles et leurs smartphones à la main. L'espace de paix devient un lieu de travail et de production d'images.
3. Une nouvelle génération face à l'art
Les jeunes personnages du film ne méprisent pas l'art. Mais ils l'utilisent comme une ressource, un décor, un fond pour leur travail créatif. Pour eux, le musée est un lieu pratique, pas un temple.
Tout devient un contenu, un projet, une collaboration.
4. La « collab » : quand l'art rencontre la mode
Le mot « collab » résume bien cette introduction. Aujourd'hui, les marques de mode, les artistes et les musées travaillent souvent ensemble. C'est intéressant, mais cela pose aussi une question éthique : jusqu'où peut-on utiliser le patrimoine artistique pour faire de la publicité ?
Conclusion
En quelques plans (images) seulement, Klapisch pose des questions très profondes : que faisons-nous de l'art aujourd'hui ? Comment regardons-nous les œuvres du passé ? Qu'est-ce que la culture numérique a changé dans notre rapport à la beauté ?
Il ne répond pas directement. Il montre, avec humour et légèreté, une scène ordinaire dans un musée extraordinaire.
Le dialogue
— Ya assez moi ?
— C'est-à-dire ?
— C'est pas trop loin, on voit pas trop le tableau. Non ?
— Bah, on le voit, mais on te voit bien quand même. T'en fais pas.
— OK.
— C'est top Leslie.
— Ouais ?
— Ouais, super.
— OK, vas-y, lance la choré.
— C'était super là.
— Ouais, très bien.
— Ouais ?
— Ouais.
— Ouais. Tu veux voir ? Tu peux mettre le retour, Théo, s'il te plaît ?
— Ouais, on va, on va le mettre.
— Non, mais la robe est magnifique. Cette année, notre collection est géniale, les couleurs sont ouf.
— Hmm.
— Et le make-up, et les couleurs.
— Hmm.
— Il y a juste un truc, je trouve que le jaune de la robe, il va pas trop avec les couleurs du tableau.
— Après, moi je peux changer la couleur à l'étalonnage de la robe, hein.
— Ah non non, on peut pas faire ça.
— Non, c'est une collab.
— Ouais.
— Tu veux pas plutôt changer les couleurs du tableau ?
— Ah bah super idée.
— Ah bah ouais.
— Ouais.
— OK.
— Ouais.
— Super.
— C'est ça.
Le vocabulaire
Réplique du film (oral)
Propositions en français écrit standard
Ya assez moi ?
Je suis assez présente sur l'image ? / Il y a assez de moi sur l'image ? / Je suis suffisamment visible ?
C'est à dire ?
C'est à dire ?
C’est pas trop loin, on voit pas trop le tableau. Non ?
Ce n’est pas trop éloigné, on ne voit pas très bien le tableau, n’est‑ce pas ?
Bah, on le voit, mais on te voit bien quand même. T’en fais pas.
On voit le tableau, mais on te voit bien aussi. Ne t’inquiète pas.
OK. C’est top Leslie.
D’accord. C’est très bien, les filles.
Ouais, c’est parfait.
Oui, c’est parfait.
OK, vas‑y, lance la choré.
D’accord, vas‑y, commence la chorégraphie.
C’était super, là.
Ce que tu viens de faire était très bien.
Ouais, très bien.
Oui, c’est très bien.
Tu peux mettre le retour, Théo, s’il te plaît.
Tu peux afficher le retour vidéo, Théo, s’il te plaît ?
Ouais, on va on va le mettre.
Oui, on va l’afficher.
La robe est magnifique. Cette année, notre collection est géniale, les couleurs sont ouf.
La robe est magnifique. Cette année, notre collection est excellente, les couleurs sont très réussies.
Et le make‑up et les couleurs.
Le maquillage et les couleurs aussi sont très réussis.
Il y a juste un truc, je trouve que le jaune de la robe, il va pas trop avec les couleurs du tableau.
Il y a seulement un point : je trouve que le jaune de la robe ne s’accorde pas très bien avec les couleurs du tableau.
Après, moi je peux changer la couleur à l’étalonnage de la robe, hein.
Ensuite, je peux modifier la couleur de la robe au moment de l’étalonnage (en post‑production).
Ah non non, on peut pas faire ça.
Ah non, nous ne pouvons pas faire cela.
Non, c’est une collab.
Non, c’est une collaboration (avec la marque / le musée).
Tu veux pas plutôt changer les couleurs du tableau ?
Tu ne préfèrerais pas modifier les couleurs du tableau, plutôt ?
Ah bah super idée.
Très bonne idée.
Ouais. OK. Super.
Oui. D’accord. C’est très bien.
C’est ça.
C’est bien cela.
Exercice 6 page 55.
Supposer : impliquer, demander.
Autres sens : imaginer, présumer.
Exiger : requérir, nécessiter.
Autre sens : ordonner.
Exercice 7 page 55.
Un/e convive est un/e invité/e.
La convivialité : capacité d'une société ou d'un groupe à favoriser la tolérance et les échanges entre personnes.
Par exemple, un rassemblement amical, chaleureux et accueillant de plusieurs personnes autour d'une table pour un bon repas ou un bon cours de français.
Exercice 8 page 55.
19h15
Conversation.
Mé qué, mé qué par Gilbert Becaud.
Mé qué, mé qué, mais qu'est-ce que c'est ?
Une histoire de tous les jours.
Mé qué, mé qué, mais qu'est-ce que c'est ?
Peut-être la fin d'un amour.
Le navire est à quai,
Y a des tas de paquets,
Des paquets posés sur le quai, là.
Dans un petit troquet
D'un port martiniquais
Une fille belle à croquer, là,
Pleure dans les bras d'un garçon de couleur,
Car il s'en va et lui brise son coeur.
Elle, dans un hoquet,
Lui tendant son ticket,
Lui dit: "Chéri, que tu vas me manquer!"
Mé qué, mé qué, mais qu'est-ce que c'est ?
Une histoire de tous les jours.
Mé qué, mé qué, mais qu'est-ce que c'est ?
Peut-être la fin d'un amour.
Les paquets embarqués,
Le bateau remorqué
Lentement a quitte le quai, là.
Ne soyez pas choqués,
N'allez pas vous moquer
De ce que je vais expliquer, là.
Regardant au port son bel amour à terre,
Pris de remords, il plongea dans la mer.
Devant ce coup risqué
Par l'amour provoqué,
Les requins en restèrent interloqués.
Mé qué, mé qué, mais qu'est-ce que c'est ?
Une histoire de tous les jours.
Mé qué, mé qué, mais qu'est-ce que c'est ?
C'est le début d'un nouveau jour
Qui est fait pour durer toujours,
Car l'amour vient pour retrouver l'amour.
Akihiro Miwa dans Le Monde du 30 juin 2026.
Exercice 8 page 55.
Exercice 8 page 55.
La famille Robinson est à table. Il y a Henri, qui aime le vin ; les enfants, qui mangent sur les genoux de leurs parents ; Odile, qui pense toujours au repas suivant et à ce qu'elle va préparer ; Clémence et Richard, les enfants d'Odile, qui la laissent se débrouiller seule ; Adèle, qui est irritée par les rituels familiaux. Pendant le repas, ils parlent de nourriture, de recettes, d’adresses de restaurants.
Le calendrier d'été est en ligne !
Une ville, une voix : Nantes par Raphaël
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 00.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 01.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 02.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 03.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 04.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 05.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 06.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 07.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 08.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 09.
Exercice 9 page 55.
Apprendre la nouvelle métaphore. Cliquer ICI.
Réviser les métaphores apprises au printemps. Cliquer ICI.
19h15
Conversation.
La métaphore : À la guerre comme à la guerre.

Les Invalides sont un grand monument à Paris, construit au XVIIe siècle sous le roi Louis XIV.
À l’origine, ce lieu servait d’hôpital et de maison pour les soldats blessés ou âgés.
Aujourd’hui, les Invalides sont surtout connus pour leur grand dôme doré, visible de loin dans la ville.
Sous ce dôme se trouve le tombeau de Napoléon Bonaparte, un personnage très important du chapitre 5 de Et vous, comment vivrez-vous ? de Yoshino Genzaburo.
Aux Invalides il y a aussi un musée de l’armée, où l’on peut découvrir des objets, des uniformes et des armes de différentes périodes historiques.
C’est un lieu qui permet de mieux comprendre l’histoire militaire de la France, tout en admirant une belle architecture.
Paul Verlaine - Fêtes galantes.
Clair de lune
Votre âme est un paysage choisi
Que vont charmant masques et bergamasques
Jouant du luth et dansant et quasi
Tristes sous leurs déguisements fantasques.
Tout en chantant sur le mode mineur
L’amour vainqueur et la vie opportune,
Ils n’ont pas l’air de croire à leur bonheur
Et leur chanson se mêle au clair de lune,
Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
Et sangloter d’extase les jets d’eau,
Les grands jets d’eau sveltes parmi les marbres.
Paul Verlaine, Fêtes galantes
Fauré - Philippe Jaroussky.
Clair de lune
en français facile
Votre âme est comme un beau paysage.
Des personnages masqués y marchent,
jouent du luth et dansent doucement,
mais ils semblent tristes sous leurs déguisements.
Ils chantent avec une musique calme, sur un ton un peu triste,
en parlant de l’amour et de la vie.
Ils ne semblent pas vraiment heureux,
et leur chanson se mélange à la lumière de la lune.
La lune est calme, triste et belle.
Elle fait rêver les oiseaux dans les arbres,
et elle fait presque pleurer les jets d’eau,
grands et fins, parmi les statues de marbre.
Analyse du poème
Dans ce poème, Paul Verlaine décrit une scène calme, belle et un peu mystérieuse. Il parle d’un paysage nocturne, éclairé par la lune, où l’on voit des personnages qui chantent, dansent et jouent de la musique. L’ambiance est douce, mais aussi triste.
Le premier vers, « Votre âme est un paysage choisi », montre que le poète s’adresse à une personne. Il compare son âme à un paysage beau et harmonieux. Cela donne une impression très poétique et intime. Le mot « choisi » suggère quelque chose de précieux, de délicat, comme si l’âme était un lieu spécial.
Ensuite, Verlaine évoque des « masques et bergamasques ». Ce sont des personnages de fête, presque irréels. Ils semblent joyeux, mais en même temps « tristes sous leurs déguisements fantasques ». Cela veut dire que derrière l’apparence de la fête, il y a de la mélancolie. Le poème montre donc un contraste entre le bonheur visible et la tristesse cachée.
La musique est importante dans le texte. Le poète parle du « luth » et du « mode mineur ». Le mode mineur donne souvent une impression douce, mélancolique, triste. On comprend que la musique accompagne l’émotion du poème. Elle n’est pas bruyante ni joyeuse : elle est calme et rêveuse.
Le clair de lune est aussi très important. Il crée une atmosphère silencieuse, romantique et presque magique. Dans les deux derniers vers, les oiseaux rêvent et les jets d’eau semblent « sangloter d’extase ». Verlaine utilise ici des images très fortes pour montrer que la nature elle-même ressent l’émotion du moment.
Sens du poème
Ce poème parle donc d’un monde beau, mais fragile. Verlaine ne décrit pas seulement une fête : il montre surtout une émotion douce, triste et élégante. La lune, la musique, les masques et les gestes des personnages créent une impression de rêve.
On peut dire que ce poème exprime la mélancolie. Ce n’est pas une tristesse violente. C’est une tristesse fine, discrète, presque belle. C’est ce mélange de beauté et de tristesse qui fait la force du texte.
La musicalité du poème
Ce poème est musical. On le lit un peu comme une chanson douce. La voix est calme, lente et triste.
Les rimes
Les vers se terminent souvent par des sons proches. Cela crée des rimes. Grâce à cela, le poème est agréable à entendre.
Par exemple : « choisi / quasi », « bergamasques / fantasques », « mineur / bonheur », « beau / eau ».
Ces rimes donnent une impression d’harmonie.
Le rythme
Le rythme est doux et régulier. Les vers avancent sans brusquer le lecteur. On sent une lecture fluide, presque comme une mélodie.
Verlaine ne cherche pas un effet fort. Il préfère une musique légère et calme.
Les sons
Le poème contient beaucoup de sons doux. On entend souvent les sons l, m et n. Ces sons rendent le texte plus tendre et plus poétique.
Le poète utilise aussi des mots liés à la musique : chant, luth, chanson, mode mineur.
Conclusion
La musicalité du poème vient donc des rimes, du rythme, des sons doux et du vocabulaire de la musique.
Tout cela crée une atmosphère calme, belle et mélancolique.
Exercices 3, 4 page 55.
Exercice 8 page 55.
La famille Robinson est à table. Il y a Henri, qui aime le vin ; les enfants, qui mangent sur les genoux de leurs parents ; Odile, qui pense toujours au repas suivant et à ce qu'elle va préparer ; Clémence et Richard, les enfants d'Odile, qui la laissent se débrouiller seule ; Adèle, qui est irritée par les rituels familiaux. Pendant le repas, ils parlent de nourriture, de recettes, d’adresses de restaurants.
Exercice 9 page 55.
Les Robinson sont de bons vivants qui apprécient les plaisirs de la table, c’est un rituel. La maîtresse de maison n’arrête pas de penser au menu de la journée.
Exercice 10 page 55.
Adèle ne comprend pas ce plaisir, cette jouissance, cette obsession du « bien boire » et du « bien manger ».
Exercice 4 page 55.
Pour Brillat-Savarin, l'art culinaire est une véritable science qui mobilise le plaisir de manger et le plaisir de la table.
Manger est un besoin à satisfaire (comme pour les animaux), mais également un plaisir propre à l'être humain dépendant du lieu, de son entourage (convives), des apprêts du repas et de l’appétitappétit.
Pour chaque situation, il utilise les anaphores « le plaisir de manger… » et « le plaisir de la table… » pour mettre en parallèle les deux idées qui en découlent.
Exercices 5, 6 page 55.