19h15
Conversation.
Fabrice Luchini lit Victor Hugo.
Pour Gide, Hugo est presque impossible à éviter : l'œuvre de Hugo est si grande et si forte qu’elle s’impose même à ceux qui ne l’aiment pas complètement.
La phrase dit donc :
« Je préférerais peut-être un autre modèle de poésie, mais je dois reconnaître que Hugo est le plus grand. »
Gide admire le génie de Victor Hugo, mais il n’aime pas toujours son style.
Il reconnaît donc sa grandeur avec un petit regret, presque ironique.
Exercice 10 page 57.
Une qualité dont vous manquez.
Je manque parfois de patience quand les choses ne se passent pas comme je le voudrais.
Un événement dont vous vous souviendrez toujours.
Je me souviendrai toujours du jour où ma fille est née.
Un objet dont vous vous servez régulièrement.
C’est un dictionnaire dont je me sers régulièrement pour apprendre le japonais.
Une réalisation dont vous êtes fier.
L'oragnisation du voyage à Paris est une réalisation dont je suis fier.
Exercice 11 page 57.
Une personne dont vous appréciez les conseils.
Un livre dont vous avez aimé l’histoire.
Un lieu dont vous gardez un excellent souvenir.
Une activité dont vous ne pouvez pas vous passer.
Une décision dont vous êtes satisfait(e).
Exercice 5 page 57.
Les arguments développés :
• La chasse n’est pas une nécessité, mais un plaisir
malsain. Les chasseurs tuent pour le plaisir, et non pour
une question de survie.
• Les chasseurs prétendent gérer la faune, mais les
dégâts sur la faune, la nature, les environs immédiats
des villages démontrent le contraire.
Je suis plutôt d’accord avec les arguments du texte et je les juge efficaces.
La chasse peut être dangereuse pour les animaux et pour les personnes. Elle dérange aussi les promeneurs et les habitants de la campagne.
De plus, certains chasseurs tuent des animaux seulement pour le plaisir. Je pense qu’il faut protéger les animaux et respecter les personnes qui se promènent dans la nature.
Cependant, la chasse peut parfois être utile pour contrôler le nombre de certains animaux. Mais, dans ce cas, elle devrait être limitée et très réglementée.
Il faudrait surtout éviter la chasse comme simple loisir.
En avez-vous d’autres à ajouter ?
Oui, on peut ajouter que la chasse peut laisser des déchets dans la nature, par exemple des cartouches ou des emballages.
Elle peut aussi empêcher les familles, les enfants et les cyclistes de profiter librement des forêts et des montagnes.
Enfin, au lieu de tuer les animaux, les chasseurs pourraient participer à la protection de la biodiversité, observer les animaux ou aider à préserver leurs habitats.
Exercice 6 page 57.
Les membres du RAC et les chasseurs peuvent-ils s’entendre ?
À mon avis, une entente est difficile, mais possible.
Les membres du RAC souhaitent protéger les animaux et supprimer la chasse. Les chasseurs, au contraire, considèrent souvent la chasse comme une tradition, un loisir ou une activité utile dans les campagnes.
Ils ne seront sans doute pas d’accord sur une question importante : faut-il continuer à tuer des animaux pour chasser ?
Cependant, ils peuvent discuter de plusieurs sujets : la sécurité des promeneurs, la protection des espèces menacées, la réduction de la souffrance animale et le respect de la nature.
Ils pourraient aussi imaginer une nouvelle forme de chasse, sans tuer les animaux.
Par exemple, les chasseurs pourraient observer les animaux, les photographier ou les suivre dans la nature. Ils pourraient également participer à la protection des forêts et aider les animaux blessés.
Cette activité serait un loisir, mais elle respecterait la vie et l’environnement. On pourrait l’appeler la chasse d’observation ou la chasse écologique.
Le plaisir ne viendrait plus du fait de tuer, mais du fait de découvrir les animaux et de mieux connaître la nature.
Pour s’entendre, les membres du RAC et les chasseurs doivent écouter l’avis de l’autre et chercher des règles acceptables pour tous.
La chasse aujourd’hui
Situtation actuelle de la chasse à partir de trois documents : le texte du manuel sur le RAC et deux documents récents sur la chasse en France.
Le point de vue du RAC
Le RAC est une association qui lutte contre la chasse. Pour ses membres, chasser n’est plus une nécessité, mais un loisir.
Ils pensent que la chasse fait souffrir les animaux et qu’elle peut être dangereuse pour les promeneurs et les habitants des villages.
Elle empêche aussi certaines personnes de profiter tranquillement de la nature. C’est pourquoi le RAC demande l’abolition de toutes les formes de chasse.
La pétition « Pas de fusils sur les cendres »
Le premier document récent est une pétition publiée sur Internet en juillet 2026.
Elle concerne les forêts qui ont été touchées par des incendies. Après un incendie, beaucoup d’animaux sont épuisés, blessés ou obligés de chercher un nouvel endroit pour vivre.
Les auteurs de la pétition trouvent donc inadmissible d’autoriser la chasse dans ces zones fragiles.
Ils demandent trois mesures : l’interdiction de la chasse dans les forêts brûlées, la création d’une zone de protection autour de ces forêts et un moratoire d’au moins trois ans.
Selon eux, la nature a besoin de temps et de silence pour se reconstruire.
Le conflit à la frontière franco-belge
Le deuxième document présente la situation des marais d’Harchies, à la frontière entre la France et la Belgique.
Cette réserve naturelle abrite environ 250 espèces d’oiseaux. En Belgique, les oiseaux sont protégés, mais la chasse au gibier d’eau est autorisée dans les zones humides françaises voisines.
Les défenseurs des oiseaux expliquent que les oiseaux ne connaissent pas les frontières. Ils ont peur que les tirs en France mettent en danger les oiseaux qui vivent aussi en Belgique.
Les associations de protection de la nature demandent donc une zone sans chasse autour des marais. Elles souhaitent une meilleure coopération entre la France et la Belgique.
Les chasseurs, de leur côté, répondent que leur activité est réglementée par la loi et qu’ils respectent les limites de prélèvement.
Peut-on trouver un accord ?
À mon avis, une entente entre les militants anti-chasse et les chasseurs est difficile, mais elle est possible.
Les deux groupes ne sont pas d’accord sur le principe même de la chasse. Le RAC souhaite sa disparition, tandis que les chasseurs veulent continuer à pratiquer cette activité.
Cependant, ils peuvent discuter de certains problèmes communs : la sécurité des promeneurs, la protection des animaux et le respect de la nature.
Ils pourraient, par exemple, accepter des zones sans chasse dans les lieux fragiles, interdire la chasse après un incendie et mieux protéger les espèces menacées.
Une nouvelle forme de chasse
Les membres du RAC et les chasseurs pourraient aussi imaginer une nouvelle forme de chasse, sans tuer les animaux.
Les chasseurs pourraient observer les animaux, les photographier ou les suivre dans la nature. Ils pourraient également participer à la protection des forêts et aider les animaux blessés.
On pourrait appeler cette activité la chasse d’observation ou la chasse écologique.
Le plaisir ne viendrait plus du fait de tuer, mais du fait de découvrir les animaux et de mieux connaître la nature.
Conclusion
Pour conclure, les documents montrent que la chasse provoque encore de nombreux conflits en France et dans les régions voisines.
Les défenseurs de la nature demandent davantage de protection pour les animaux et les espaces fragiles. Les chasseurs veulent défendre leur loisir et leurs traditions.
Le dialogue ne supprimera peut-être pas tous les désaccords, mais il peut permettre de trouver des règles plus justes. Dans tous les cas, il est important de protéger la nature et de respecter les autres usagers des espaces naturels.
Kumi raconte son séjour à Paris. Fin !
Quartier Latin à Iwanama.
la classe de cinéma « La langue en lumière » passe l'automne avec Victor Hugo.
Le calendrier d'automne.
Quartier Japonais.
Écouter l'entretien avec Raphaël.

Entretien avec Raphaël (6/15) : Ça te plaît ?
- Philippe : Et ça te plaît d’habiter à Sapporo ? Voir la transcription
- Raphaël : Oui, ça me plaît. Sapporo est une ville très agréable, que ce soit les gens ou la météo.
- Philippe : Ah bon ?
- Raphaël : Oui.
- Philippe : Il fait froid, non ?
- Raphaël : Sauf en hiver. En hiver, oui, c’est vrai qu’on peut atteindre les moins dix degrés.
- Philippe : Moins dix degrés. Oh, il fait froid. Et ça te plaît de travailler dans un restaurant de soupe de curry ?
- Raphaël : Oui, ça me plaît, car mes collègues sont très gentils. Je passe du bon temps avec eux.
- Philippe : Et tes collègues sont japonais ?
- Raphaël : Oui, ils sont environ une dizaine. Il y a huit Japonais et deux Pakistanais.
Entretien avec Raphaël (7/15) : Et est-ce que tu as un téléphone portable ?
- Et est-ce que tu as un téléphone portable ? Voir la transcription
- Oui, j'ai un téléphone portable.
- Et tu l'utilises pour quoi faire ?
- Je l'utilise pour appeler des personnes, aller sur les réseaux sociaux, communiquer avec mes amis.
- Ah, d'accord. Est-ce que tu as une moto ?
- Je n'ai pas de moto.
- Ah bon. Tu aimerais en avoir une ?
- Peut-être, dans le futur, mais actuellement je n'en ai pas besoin.
- Est-ce que tu as une télévision ?
- Non, je n'ai pas de télévision.
- Ah bon. Est-ce que tu aimerais en avoir une ?
- J'aimerais bien avoir un écran, un grand écran, quand j'aurai un appartement ou une maison.
- Un grand écran, et pour quoi faire ?
- Un grand écran pour regarder des films, des séries, jouer aux jeux vidéo et regarder la télé.
- Ah oui. Et est-ce que tu as une petite amie ?
- J'ai une petite amie.
- Ah bon. Elle est française ?
- Elle est japonaise.
- Ah, c'est bien ça. Elle habite à Sapporo ?
- Elle habite à Sapporo.
- Ah, c'est parfait.
- C'est parfait.
Entretien avec Raphaël (8/15) : Est-ce que tu aimes la musique ?
À vous ! Voir la transcription
À suivre...
Exercice 7 page 57.
19h15
Conversation.
L’orientalisme au XIXe siècle
Au XIXe siècle, beaucoup d’artistes européens s’intéressent à « l’Orient ».
Ce mot désigne surtout des régions comme l’Afrique du Nord, l’Égypte, la Turquie, la Syrie et parfois l’Inde.
Les artistes découvrent ces régions grâce aux voyages, aux récits des voyageurs, aux expéditions militaires et aux expositions.
Ils représentent des paysages, des animaux, des vêtements, des danses et des coutumes différents de ceux de l’Europe.
Mais ces artistes ne montrent pas toujours la réalité.
Ils imaginent souvent l’Orient comme un monde lointain, mystérieux, lumineux, coloré et dangereux.
L’Orient devient ainsi un monde exotique et presque légendaire.
Victor Hugo et l’Orient
Victor Hugo est influencé par cet intérêt pour l’Orient.
Il publie Les Orientales en 1829.
Dans ce recueil de poèmes, il parle de la Grèce, de la Turquie, de l’Espagne et des pays arabes.
Il utilise des couleurs fortes, des paysages lumineux, des scènes violentes et des images mystérieuses.
Victor Hugo n’a pas voyagé en Orient.
Son Orient est un Orient romantique, coloré et parfois très éloigné de la réalité.

Alexandre-Gabriel Decamps
Alexandre-Gabriel Decamps est un peintre français né en 1803.
Il voyage en Grèce et en Turquie en 1828.
Après ce voyage, il peint de nombreuses scènes inspirées par l’Orient.
Il utilise souvent une lumière forte, des couleurs sombres et dorées et une peinture épaisse.
Dans Tigre et éléphant à la source, il représente un paysage lointain et exotique.
Le titre Le Désert indien montre l’importance de l’imaginaire orientaliste.
Le tableau n’est probablement pas une image exacte d’un lieu observé en Inde.
Il s’agit plutôt d’une vision artistique et romantique d’un Orient imaginé.

Maxime Du Camp et Gustave Flaubert
Maxime Du Camp est un écrivain, journaliste et photographe français.
Il voyage en Orient avec son ami Gustave Flaubert, l’auteur de Madame Bovary.
Ils voyagent ensemble de 1849 à 1851.
Ils visitent notamment l’Égypte, la Nubie, la Palestine, la Syrie, la Turquie et la Grèce.
Flaubert écrit des notes et des récits sur ce voyage.
Maxime Du Camp prend des photographies de paysages et de monuments et cette photo de Flaubert.

L’orientalisme dans la musique
Plusieurs compositeurs français sont aussi influencés par l’Orientalisme.
Les exemples les plus intéressants sont Georges Bizet, Camille Saint-Saëns, Claude Debussy et Maurice Ravel.
Georges Bizet compose Les Pêcheurs de perles.
L’action se passe à Ceylan, l’actuel Sri Lanka.
La musique évoque un pays lointain, chaud et mystérieux.
Camille Saint-Saëns voyage en Algérie et en Égypte.
Son opéra Samson et Dalila contient des passages aux couleurs orientales.
La Bacchanale est un exemple célèbre de cette musique exotique et spectaculaire.
Maurice Ravel compose Shéhérazade, une œuvre inspirée par l’univers des Mille et Une Nuits.
Claude Debussy avait entendu un orchestre de gamelan javanais à l’Exposition universelle de Paris en 1889.
Cette musique l’avait beaucoup impressionné.
Dans « Pagodes », Debussy essaie de créer une atmosphère asiatique .
Exercice 7 page 57.
Exercice 7 page 57.
Oui, il existe d’autres situations où le plaisir des uns peut gâcher le plaisir des autres.
Par exemple, certaines personnes écoutent de la musique très forte dans leur appartement. Elles s’amusent, mais leurs voisins ne peuvent plus dormir ou se reposer.
Écouter l'entretien avec Raphaël.

Entretien avec Raphaël (6/15) : Ça te plaît ?
- Philippe : Et ça te plaît d’habiter à Sapporo ? Voir la transcription
- Raphaël : Oui, ça me plaît. Sapporo est une ville très agréable, que ce soit les gens ou la météo.
- Philippe : Ah bon ?
- Raphaël : Oui.
- Philippe : Il fait froid, non ?
- Raphaël : Sauf en hiver. En hiver, oui, c’est vrai qu’on peut atteindre les moins dix degrés.
- Philippe : Moins dix degrés. Oh, il fait froid. Et ça te plaît de travailler dans un restaurant de soupe de curry ?
- Raphaël : Oui, ça me plaît, car mes collègues sont très gentils. Je passe du bon temps avec eux.
- Philippe : Et tes collègues sont japonais ?
- Raphaël : Oui, ils sont environ une dizaine. Il y a huit Japonais et deux Pakistanais.
Entretien avec Raphaël (7/15) : Et est-ce que tu as un téléphone portable ?
- Et est-ce que tu as un téléphone portable ? Voir la transcription
- Oui, j'ai un téléphone portable.
- Et tu l'utilises pour quoi faire ?
- Je l'utilise pour appeler des personnes, aller sur les réseaux sociaux, communiquer avec mes amis.
- Ah, d'accord. Est-ce que tu as une moto ?
- Je n'ai pas de moto.
- Ah bon. Tu aimerais en avoir une ?
- Peut-être, dans le futur, mais actuellement je n'en ai pas besoin.
- Est-ce que tu as une télévision ?
- Non, je n'ai pas de télévision.
- Ah bon. Est-ce que tu aimerais en avoir une ?
- J'aimerais bien avoir un écran, un grand écran, quand j'aurai un appartement ou une maison.
- Un grand écran, et pour quoi faire ?
- Un grand écran pour regarder des films, des séries, jouer aux jeux vidéo et regarder la télé.
- Ah oui. Et est-ce que tu as une petite amie ?
- J'ai une petite amie.
- Ah bon. Elle est française ?
- Elle est japonaise.
- Ah, c'est bien ça. Elle habite à Sapporo ?
- Elle habite à Sapporo.
- Ah, c'est parfait.
- C'est parfait.
Entretien avec Raphaël (8/15) : Est-ce que tu aimes la musique ?
- Est-ce que tu aimes la musique ? Voir la transcription
- Oui, j'adore la musique.
- Par exemple, quel style de musique tu aimes ?
- J'aime beaucoup la pop japonaise. Par exemple, j'écoute beaucoup les musiques de Ado.
- Ado ?
- De la chanteuse Ado.
- Ah d'accord. Je ne la connais pas.
- Eh bien, je vous la recommande.
- Ah bon, très bien. Et est-ce que tu aimes le sport ?
- Oui, j'aime bien le sport.
- Tu aimes quel sport ?
- Quand j'étais en France, je faisais du golf.
- Ah, du golf ?
- Oui.
- C'est bien ça.
- Ça me permettait de passer des belles journées au soleil.
- Est-ce que tu aimes le cinéma ?
- J'aime bien le cinéma, mais je ne m'y connais pas très bien.
- Est-ce que tu aimes la peinture ?
- C'est intéressant la peinture. J'ai étudié ça à l'école.
- Ah bon ?
- Mais j'ai assez peu de souvenirs.
- Et quel peintre est-ce que tu aimes ?
- J'aime bien les peintures de Van Gogh.
- Ah bon ?
- Le peintre Van Gogh.
- Est-ce que tu aimes faire la vaisselle ?
- Ah non, je n'aime pas faire la vaisselle.
- Tu préfères faire la cuisine ?
- Je préfère faire la cuisine, car on est plus créatif.
Entretien avec Raphaël (9/15) : Est-ce que tu fais de la musique ?
À vous. Voir la transcription
À suivre...
Exercice 8 page 57.
19h15
Conversation.
Léopoldine, la fille de Victor Hugo (1802 - 1885).

Une enfance heureuse
Victor Hugo est un grand écrivain français du XIXe siècle.
Il se marie avec Adèle Fouché en 1822.
Le couple a cinq enfants, mais leur premier fils, Léopold, meurt quand il est encore très jeune.
Le 28 août 1824, Victor et Adèle ont une fille.
Ils lui donnent le prénom de son frère disparu : Léopoldine.
Victor Hugo l’appelle aussi affectueusement « Didine ».
Léopoldine est la fille aînée de la famille.
Elle est douce, sérieuse et attentive.
Elle aide sa mère et s’occupe parfois de ses frères et de sa sœur.
Elle recopie aussi certains textes de son père.
Victor Hugo aime beaucoup sa fille.
Il écrit souvent pour elle quand il voyage.
Dans un poème célèbre, Hugo raconte que Léopoldine venait dans sa chambre chaque matin :
Elle avait pris ce pli...
Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin ;
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère ;
Elle entrait, et disait : « Bonjour, mon petit père » ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s'asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s'en allait comme un oiseau qui passe.
Alors, je reprenais, la tête un peu moins lasse,
Mon œuvre interrompue, et, tout en écrivant,
Parmi mes manuscrits je rencontrais souvent
Quelque arabesque folle et qu'elle avait tracée,
Et mainte page blanche entre ses mains froissée
Où, je ne sais comment, venaient mes plus doux vers.
Elle aimait Dieu, les fleurs, les astres, les prés verts,
Et c'était un esprit avant d'être une femme.
Son regard reflétait la clarté de son âme.
Elle me consultait sur tout à tous moments.
Oh ! que de soirs d'hiver radieux et charmants
Passés à raisonner langue, histoire et grammaire,
Mes quatre enfants groupés sur mes genoux, leur mère
Tout près, quelques amis causant au coin du feu !
J'appelais cette vie être content de peu !
Exercice 8 page 57.
Exercice 8 page 57. Avez-vous trouvé d'autres mots ou expressions ?
Chasser pour vivre / haricots verts / bio / acheter local / viande emballée sous plastique, élevée dans des fermes industrielles et tuée dans des conditions indignes / agriculture paysanne / terroir / AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) / cueillette / plaisirs de la pêche / traque / immersion dans la nature / gibier / au cœur de la nature / chasseurs-cueilleurs / éthique de chasse / tradition de la chasse / l’élevage industriel / le terroir / les plaisirs de la pêche et ceux de la chasse / chasser… tuer donc… et y prendre plaisir / tuer est une responsabilité inhérente au fait de chasser / le plaisir que l’on partage avec nos compagnons, avec nos chiens. Le plaisir de la traque, celui de l’immersion dans la nature. Celui du gibier, du vent, de la pluie, du soleil… des odeurs ! Celui de la convivialité, des repas, du partage / la viande de gibier, saine, légère et délicate / la perdrix / le faisan / le lièvre / parqués, maltraités / prélèvements conscients, proportionnés, gérés et limités / exactions / lobby de la chasse / gérer la faune / élevages / prédateurs / les populations de sangliers / activités de nature / promenade / observation de la faune / meutes de chiens / détonations de fusils / animaux sauvages.
Écouter l'entretien avec Raphaël.

Entretien avec Raphaël (7/15) : Et est-ce que tu as un téléphone portable ?
- Et est-ce que tu as un téléphone portable ? Voir la transcription
- Oui, j'ai un téléphone portable.
- Et tu l'utilises pour quoi faire ?
- Je l'utilise pour appeler des personnes, aller sur les réseaux sociaux, communiquer avec mes amis.
- Ah, d'accord. Est-ce que tu as une moto ?
- Je n'ai pas de moto.
- Ah bon. Tu aimerais en avoir une ?
- Peut-être, dans le futur, mais actuellement je n'en ai pas besoin.
- Est-ce que tu as une télévision ?
- Non, je n'ai pas de télévision.
- Ah bon. Est-ce que tu aimerais en avoir une ?
- J'aimerais bien avoir un écran, un grand écran, quand j'aurai un appartement ou une maison.
- Un grand écran, et pour quoi faire ?
- Un grand écran pour regarder des films, des séries, jouer aux jeux vidéo et regarder la télé.
- Ah oui. Et est-ce que tu as une petite amie ?
- J'ai une petite amie.
- Ah bon. Elle est française ?
- Elle est japonaise.
- Ah, c'est bien ça. Elle habite à Sapporo ?
- Elle habite à Sapporo.
- Ah, c'est parfait.
- C'est parfait.
Entretien avec Raphaël (8/15) : Est-ce que tu aimes la musique ?
- Est-ce que tu aimes la musique ? Voir la transcription
- Oui, j'adore la musique.
- Par exemple, quel style de musique tu aimes ?
- J'aime beaucoup la pop japonaise. Par exemple, j'écoute beaucoup les musiques de Ado.
- Ado ?
- De la chanteuse Ado.
- Ah d'accord. Je ne la connais pas.
- Eh bien, je vous la recommande.
- Ah bon, très bien. Et est-ce que tu aimes le sport ?
- Oui, j'aime bien le sport.
- Tu aimes quel sport ?
- Quand j'étais en France, je faisais du golf.
- Ah, du golf ?
- Oui.
- C'est bien ça.
- Ça me permettait de passer des belles journées au soleil.
- Est-ce que tu aimes le cinéma ?
- J'aime bien le cinéma, mais je ne m'y connais pas très bien.
- Est-ce que tu aimes la peinture ?
- C'est intéressant la peinture. J'ai étudié ça à l'école.
- Ah bon ?
- Mais j'ai assez peu de souvenirs.
- Et quel peintre est-ce que tu aimes ?
- J'aime bien les peintures de Van Gogh.
- Ah bon ?
- Le peintre Van Gogh.
- Est-ce que tu aimes faire la vaisselle ?
- Ah non, je n'aime pas faire la vaisselle.
- Tu préfères faire la cuisine ?
- Je préfère faire la cuisine, car on est plus créatif.
Entretien avec Raphaël (9/15) : Est-ce que tu fais de la musique ?
- Est-ce que tu fais de la musique ? Voir la transcription
- Ah non, je ne fais pas de musique. Mais j'aimerais bien apprendre.
- Ah bon ? Et est-ce que tu fais du golf à Sapporo ?
- J'en fais pas au Japon malheureusement. Car je n'ai pas l'argent actuellement pour en faire.
- Est-ce que tu fais du sport à Sapporo ?
- Malheureusement non, je ne fais pas de sport.
- Est-ce que tu fais du ski ?
- Bientôt j'en ferai, car je vais travailler dans une station de ski.
- Et tu en fais où ?
- Du ski ?
- Tu en feras où ?
- J'en ferai à la station de ski Rusutsu Resort.
- Ah bon, et tu en feras souvent ?
- Je pense que je pourrais en faire une fois toutes les deux semaines.
- Une fois toutes les deux semaines. Ah bon.
Entretien avec Raphaël (10/15) : Tu vas souvent au cinéma ?
À vous. Voir la transcription
À suivre...
Exercices 8, 9 page 57.
Apprendre par coeur les 4 premières lignes du poème sur Léopoldine enfant.

Elle avait pris ce pli dans son âge enfantin
De venir dans ma chambre un peu chaque matin ;
Je l'attendais ainsi qu'un rayon qu'on espère ;
Elle entrait, et disait : « Bonjour, mon petit père »
Apprendre la nouvelle métaphore. Cliquer ICI.
Réviser les métaphores apprises au printemps. Cliquer ICI.
19h15
Conversation.
Léopoldine, la fille de Victor Hugo (1802 - 1885).

Le mariage de Léopoldine
En 1839, Léopoldine rencontre Charles Vacquerie.
Il a 22 ans et sa famille habite au Havre.
Léopoldine et Charles tombent amoureux.
Léopoldine a quinze ans.
Charles demande sa main, mais Victor Hugo n’accepte pas tout de suite.
Il trouve sa fille trop jeune et il pense que Charles n’a pas encore une situation assez stable.
Mais, surtout, Victor Hugo a beaucoup de mal à laisser partir sa fille.
Il l’aime profondément et il a peur de la perdre.
Après plusieurs années, il accepte finalement le mariage.
Léopoldine et Charles se marient le 15 février 1843, à Paris.
Victor Hugo est heureux pour sa fille, mais il est aussi très triste.
Il comprend qu’elle va maintenant vivre avec son mari et qu’elle ne sera plus seulement « sa petite fille ».
L’accident sur la Seine
Après leur mariage, Léopoldine et Charles partent vivre près du Havre.
Le 4 septembre 1843, ils font une promenade en bateau sur la Seine.
Le temps est beau.
Léopoldine hésite d’abord à participer à la promenade, puis elle monte finalement dans le bateau.
Pendant le voyage, un vent fort fait chavirer le bateau.
Le bateau se retourne complètement.
Léopoldine ne sait pas nager.
Ses vêtements sont lourds et l’empêchent de remonter à la surface.
Charles essaie plusieurs fois de la sauver.
Il plonge six fois, mais il ne réussit pas.
À la septième fois, il ne remonte pas non plus.
Léopoldine et Charles meurent dans l’accident.
Léopoldine a seulement dix-neuf ans.
Elle est mariée depuis un peu plus de six mois.
La terrible nouvelle
Au moment de l’accident, Victor Hugo voyage dans le sud de la France.
Il ne sait pas encore que sa fille est morte.
Le 9 septembre, il s’arrête dans un café à Rochefort.
Il demande un journal.
En le lisant, il découvre une information terrible : un bateau a chaviré sur la Seine et la jeune femme qui est morte est la fille de Victor Hugo.
Victor Hugo apprend donc la mort de Léopoldine dans un journal.
Il est complètement désespéré.
Il écrit à sa femme :
« J’ai le cœur brisé ! »
Léopoldine et Charles sont enterrés ensemble à Villequier, près de la Seine.
Victor Hugo arrive trop tard pour assister à l’enterrement.
Le deuil de Victor Hugo
Après la mort de sa fille, Victor Hugo ne peut plus écrire pendant environ trois ans.
Il n’a plus de goût pour la vie et il reste profondément marqué par cette tragédie.
Plus tard, les mots reviennent.
Il écrit plusieurs poèmes sur la mort de Léopoldine.
Le plus célèbre est « Demain, dès l’aube… », publié dans le recueil Les Contemplations.
Dans ce poème, Victor Hugo raconte son voyage vers la tombe de sa fille.
Il marche seul, sans regarder le paysage.
À la fin du poème, il dépose des fleurs sur la tombe :
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
— Victor Hugo, Les Contemplations, 3 septembre 1847
Ce poème montre la tristesse et l’amour d’un père qui continue à penser à sa fille, même après sa mort.
Exercice 8 page 57.
Exercice 8 page 57.
Chasser pour vivre / haricots verts / bio / acheter local / viande emballée sous plastique, élevée dans des fermes industrielles et tuée dans des conditions indignes / agriculture paysanne / terroir / AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) / cueillette / plaisirs de la pêche / traque / immersion dans la nature / gibier / au cœur de la nature / chasseurs-cueilleurs / éthique de chasse / tradition de la chasse / l’élevage industriel / le terroir / les plaisirs de la pêche et ceux de la chasse / chasser… tuer donc… et y prendre plaisir / tuer est une responsabilité inhérente au fait de chasser / le plaisir que l’on partage avec nos compagnons, avec nos chiens. Le plaisir de la traque, celui de l’immersion dans la nature. Celui du gibier, du vent, de la pluie, du soleil… des odeurs ! Celui de la convivialité, des repas, du partage / la viande de gibier, saine, légère et délicate / la perdrix / le faisan / le lièvre / parqués, maltraités / prélèvements conscients, proportionnés, gérés et limités / exactions / lobby de la chasse / gérer la faune / élevages / prédateurs / les populations de sangliers / activités de nature / promenade / observation de la faune / meutes de chiens / détonations de fusils / animaux sauvages.
Écouter l'entretien avec Raphaël.

Entretien avec Raphaël (10/15) : Tu vas souvent au cinéma ?
— Tu vas souvent au cinéma ? Voir la transcription
— De temps en temps, quand un film m'intéresse.
— Et est-ce que tu vas souvent à la boulangerie ?
— J'y vais de temps en temps, mais étant donné que ce n'est pas une spécialité japonaise, je n'y vais pas tous les jours.
— Est-ce que tu vas souvent au pachinko ?
— Ah non, je n'aime pas trop ce genre d'endroit.
— Est-ce que tu vas souvent au karaoké ?
— Oui, j'y vais souvent. Je trouve ça très amusant.
— Tu y vas tout seul, avec des amis ?
— J'y vais avec des amis quand je suis en groupe, et des fois j'y vais aussi tout seul.
— Est-ce que tu vas voir des matchs de foot au stade ?
— Des matchs de foot ? J'en ai vu quelques-uns quand j'étais en France, mais je n'en ai jamais vu au Japon.
— Est-ce que tu vas voir des expositions ?
— De temps en temps, j'y vais quand un sujet m'intéresse.
Entretien avec Raphaël (11/15) : Tu étudies le japonais quels jours ?
À vous ! Voir la transcription
À suivre...
Exercice 9 page 57.
Apprendre par coeur les 4 premières lignes du poème Demain, dès l'aube,.

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Apprendre la nouvelle métaphore. Cliquer ICI.
Réviser les métaphores apprises en été. Cliquer ICI.
Défi 5. Unité 04. Pages 56-57. Cliquer ICI.