19h30
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Le passage lu la semaine dernière.
Ren doit dire à Yuki une nouvelle très importante : il va bientôt partir dans l’armée. Avant de partir, il veut demander à Yuki de garder sa chienne Hanna avec elle jusqu’à son retour. Il prépare toutes les affaires de Hanna (sa gamelle, son lit, sa couverture…) dans un grand sac blanc.
Hanna regarde Ren faire, un peu inquiète. Ren lui met son collier et prend sa laisse, mais Hanna refuse de sortir, comme si elle sentait que quelque chose de grave allait arriver. Ren lui explique doucement qu’il doit la laisser chez Yuki pour un temps, mais qu’il reviendra la chercher, c’est certain.
Ensuite, Ren et Hanna vont à Nezu, à la pâtisserie de la famille de Yuki. La mère de Yuki sert une cliente, et un petit garçon de quatre ou cinq ans s’accroche au kimono de la cliente, sa maman. Cette image montre la vie normale et tranquille, ce qui contraste avec la situation difficile de Ren.
Quand la cliente part, Ren salue Mme Arisawa et demande si Yuki est là. Yuki descend, souriante, mais très surprise de voir Ren un jour de semaine, avec Hanna et un grand sac blanc. Elle lui demande pourquoi il est là, car ce n’est pas dimanche et ils ne devaient pas se voir. Ren répond simplement : « Aujourd’hui, ce n’est pas pour Van Gogh… » Cela montre que sa visite est très sérieuse et différente de leurs habitudes.
Animal | Verbe / sens figuré | Exemple humain
🐐 Chèvre : chevrotter — parler avec une voix qui tremble
Il parlait d’une voix chevrotante.
🦁 Lion : rugir — parler très fort, avec colère
Le directeur a rugi de colère.
🐄 Bœuf / vache : beugler — crier très fort, d’une voix forte et souvent désagréable
Il beuglait pendant la dispute.
🐶 Chien : grogner — parler d’un ton mécontent
Il grognait en répondant.
🐕 Chien : aboyer — parler sèchement, donner des ordres
Il aboyait ses ordres.
🐑 Mouton : bêler — parler sans assurance, d’une voix faible
Il bêlait des excuses.
🐦 Pie : jacasser — parler beaucoup, trop, de façon agaçante
Elles jacassaient pendant la pause.
🦆 Canard : cancaner — parler méchamment, répandre des rumeurs
Les voisins cancanaient sur lui.
Lu jusqu'au chapitre 9 :
« Au moment même où quelque chose allait enfin sortir de la bouche de Yuki, Ren se leva et partit, en s’interdisant de se retourner, gardant en mémoire seulement la sensation de froid de la main de Yuki dans la sienne. »
19h30
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Le passage lu la semaine dernière.
Ren va chez Yuki avec Hanna, sa chienne.
Avant de monter dans la chambre, il nettoie les pattes de Hanna avec une serviette mouillée.
Ensuite, il explique à Yuki, avec une voix tremblante, pourquoi il est venu la voir sans prévenir.
Ren et Yuki décident de passer la journée ensemble.
À midi, la mère de Yuki leur apporte des omusubi et du thé.
Elle donne aussi à Hanna un bol de riz avec de la soupe miso.
Après le déjeuner, Ren propose d’aller se promener au parc d’Ueno, mais Hanna refuse de partir.
Elle reste couchée et regarde Ren avec douceur.
Finalement, grâce à Hanna, ils ne sortent pas et ils restent tranquillement dans la chambre de Yuki.
L’après-midi, Ren et Yuki parlent avec sincérité.
Ils parlent de leurs peintres préférés et essaient de lire Van Gogh.
Mais, le temps passe trop vite.
Ils doivent se séparer.
Avant de partir, Ren caresse la tête de Hanna.
La chienne se lève alors brusquement.
Ren prend ses pattes et les serre comme s’il disait au revoir à un vieil ami.
Puis il hésite avant de prendre la main de Yuki.
Il lui demande doucement de l’attendre.
Yuki ne sait pas quoi répondre.
Elle cherche les mots qui pourraient exprimer ses sentiments et répondre à l’espoir de Ren.
Mais, juste avant qu’elle parle, Ren se lève et part.
Il décide de ne pas se retourner.
Il garde seulement le souvenir de la main froide de Yuki dans la sienne.
Si… que…
Dans cette phrase du roman, Mizubayashi veut montrer que la chaleur est extrême, pas seulement forte.
Il utilise la structure si… que… : « il faisait si chaud qu’on aurait dit que le soleil brûlait la ville ». Cela veut dire : la chaleur est tellement intense que cela donne l’impression que le soleil détruit la ville.
Le mot « ardent » ajoute cette idée de violence : le soleil n’est plus seulement chaud, il devient dangereux, presque ennemi. La météo n’est donc pas neutre : elle reflète l’atmosphère de guerre et de souffrance, et prépare le lecteur à entrer dans une zone de catastrophe.
Rappel : la construction « si… que… »
Forme :
si + adjectif / adverbe + que + conséquence
Exemple dans le texte :
« il faisait si chaud
que on aurait dit que le soleil brûlait la ville ».
Autres exemples :
« Il jouait si bien
que le public retenait son souffle. »
La qualité de son jeu est tellement élevée que le public ne bouge plus, il est complètement concentré.
« Elle expliquait les oiseaux si clairement
que les visiteurs avaient envie de d'observerles oiseaux dans la nature. »
Ses explications sont tellement claires qu’elles donnent une envie nouvelle aux visiteurs : aller dans la nature pour voir les oiseaux.
« Elle est si gentille
que chaque année, elle emmène son père à l'étranger »
Sa gentillesse est tellement grande qu'elle fait toujours plaisir à son père.
Valeur :
La structure si… que… insiste sur le
résultat.
On ne dit pas seulement « il faisait très chaud ». On ajoute une conséquence :
« il faisait si chaud qu’on aurait dit que le soleil brûlait la ville. »
Donc : la chaleur est tellement forte qu’elle produit un effet (ici, l’impression que la ville brûle).
Différence entre « si », « très » et « beaucoup »
On utilise ces mots pour montrer l’intensité, mais leur valeur n’est pas la même.
1. « très » + adjectif / adverbe
Exemple : « Il faisait très chaud. »
On donne une intensité simple, sans parler de conséquence.
2. « beaucoup » + verbe ou nom
Exemples : « Depuis vendredi, il pleut beaucoup. »
« Elle avait beaucoup de travail. »
Ici, on parle de quantité ou d’intensité, mais la phrase ne dit pas ce que cela provoque.
3. « si… que… »
Exemple : « Il faisait si chaud
que j’avais mal à la tête. »
On montre clairement une structure
cause + effet :
la chaleur est tellement forte qu’elle provoque un résultat (mal de tête, impression que la ville brûle, etc.).
En résumé :
« très / beaucoup » = on décrit seulement que c’est fort.
« si… que… » = on décrit que c’est tellement fort qu’il y a une
conséquence visible ou ressentie dans la phrase.
d’un côté… de l’autre
Mizubayashi décrit le couloir de façon très précise, car ce couloir est comme un passage entre deux mondes différents.
D’un côté, il y a une cour avec un jardin et des arbres. C’est un endroit qui fait penser à la vie, à la nature et à un calme possible.
De l’autre côté, il y a des grandes chambres où plusieurs malades partagent le même espace. Ce côté fait penser à la souffrance et à la maladie.
Avec l’expression « d’un côté… de l’autre », le texte montre bien ce contraste.
Bin marche exactement entre ces deux réalités : la vie et la souffrance. On peut comprendre ce couloir comme une image de la situation des gens pendant la guerre : ils sont toujours entre le fait de rester vivants et le risque de mourir à tout moment.
Le suffixe « -âtre »
La couleur « blanc jaunâtre » ne donne pas l’idée d’un blanc propre et parfait. Elle fait penser à quelque chose qui a vieilli ou qui est un peu sale. C’est le contraire de l’image normale du blanc dans un hôpital, qui est associé à la propreté et à la pureté. Ici, cette couleur rend la scène un peu triste, fatiguée, comme si l’hôpital était usé par le temps et par la souffrance.
Petit point de vocabulaire : le suffixe « -âtre »
Quand on ajoute -âtre à un mot de couleur (par exemple « blanc », « jaune », « gris »), on donne l’idée de :
– une couleur approximative, pas nette ;
– souvent un peu sale, ternie, déplaisante.
Exemples :
– « verdâtre » : un vert qui tire vers le sale, qui n’est pas joli.
– « grisâtre » : un gris un peu triste, pas franc.
Donc « blanc jaunâtre » = un blanc qui tend vers le jaune, comme s’il était vieux ou taché.
Envie de réviser ? Écoutez le podcast du chapitre 9.

Envie de préparer ? Écoutez le podcast du chapitre 10.

Première Partie - Chapitre 9.
Deuxième Partie - Chapitre 10.

Première Partie - Chapitre 9.
Deuxième Partie - Chapitre 10.
Deuxième Partie - Chapitre 11.
Lu jusqu'au chapitre 10 :
« Je lui ai dit que vous étiez déjà venu plusieurs fois. »
19h30
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Résumé du passage lu la semaine dernière :
Pendant plusieurs semaines, la guerre devient de plus en plus violente et cause beaucoup de morts.
Malgré cette situation difficile, les deux jeunes peintres trouvent du bonheur dans leur passion pour l’art et dans l’étude d’une langue étrangère, qui leur fait imaginer une autre vie possible.
Mais en mai 1945, Ren reçoit un ordre pour partir à l’armée.
À cause des nombreuses défaites, même les étudiants doivent maintenant se battre.
Ren n’a pas le choix et doit accepter.
Il retourne chez ses parents à Hiroshima pour leur dire au revoir.
Sa mère pleure beaucoup, son père reste silencieux, et Hanna est très triste.
Le lendemain, à la gare, son père lui dit de revenir vite.
Ren promet de revenir et monte dans le train.
Il répète une expression japonaise qui signifie « je pars et je reviendrai ».
Mais très vite, il ne voit plus ses parents, cachés par la fumée du train.
Lu jusqu'au chapitre 9 :
« Ren le regardait partir. Bin ne se retourna pas. »
19h30
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Le passage lu la semaine dernière : cliquer ICI.
(Chapitre 12 !)La différence principale entre crier et vociférer réside dans l’intention et l’émotion:
Définition
Crier : parler d’une voix forte pour se faire entendre.
Vociférer : parler en criant avec colère.
Émotion
Crier : émotion neutre ou variée (peur, douleur, joie, urgence).
Vociférer : colère, emportement, exaspération.
But
Crier : se faire entendre à distance ou dans le bruit.
Vociférer : exprimer une rage, proférer des injures ou des menaces.
Public
Crier : s’adresse à quelqu’un de précis.
Vociférer : ne s’adresse pas nécessairement à quelqu’un en particulier.
Registre
Crier : neutre, courant.
Vociférer : littéraire, plus fort que crier.
Exemples concrets
Crier :
« Crier à l’aide » (urgence, frayeur)
« Crier pour se faire entendre dans le bruit »
« Jeter des cris de joie » (joie)
Vociférer :
« Vociférer des injures »
« Vociférer contre quelqu’un »
« Il vociférait tant et plus » (colère violente)
La méthode Coué

Un garçon de quatre ou cinq ans s’accrochait à son kimono.
Cet enfant ne se sépare pas de sa mère. Son geste montre un amour très fort, mais aussi une grande peur de la séparation.
Dans une scène qui suit le départ de Ren pour la guerre, ce petit détail devient très important. Il rappelle la douceur de la vie familiale au moment même où cette douceur va être détruite.
L’enfant s’agrippe au vêtement comme si le tissu pouvait encore le protéger. On sent alors tout ce que Ren est en train de perdre : sa mère, sa maison, son enfance, et Yuki de la pâtisserie Arisawa.
Cette image est simple, mais elle est triste. Elle montre que, dans ce roman, la guerre ne détruit pas seulement les corps : elle casse aussi les liens entre les personnes les plus proches.
« à brûle-pourpoint ».
Dans La Forêt de flammes et d’ombres, l’expression « à brûle-pourpoint » est très bien choisie.
Son origine vient du vocabulaire de la guerre : au départ, elle voulait dire « tirer de très près », au point de brûler le pourpoint, un vêtement porté par les soldats.
Cela montre que le mot garde une idée de violence et de danger. Dans ce roman, c’est encore plus fort, parce que l’histoire se passe dans un monde marqué par la guerre et la peur.
Le titre lui-même, avec les mots « flammes » et « ombres », fait penser à un univers sombre, détruit et menaçant.
Akira Mizubayashi choisit ses mots avec beaucoup de finesse et de justesse, comme un véritable artiste de la langue.
Lu jusqu'au chapitre 9 :
« — Aujourd’hui, ce n’est pas pour Van Gogh… »