19h30
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Résumé du passage lu il y a deux semaines :
Yuki écoute Ren parler avec attention pendant qu’elle caresse Hanna. Ren lui explique qu’avec Bin, il a compris que la musique aussi pouvait être un moyen de se libérer des règles et des traditions trop lourdes. Hanna lui fait signe d’arrêter de parler trop longtemps. Ren se tait alors et demande à Yuki ce qu’elle fait en ce moment. Yuki répond qu’elle continue à apprendre le français et à dessiner, malgré les bombardements sur Tokyo. Elle fait cela pour oublier la guerre et ne pas perdre espoir.
« Avoir l'air ».
« Avoir l'air » : expression pour donner une impression
« Avoir l'air » signifie « sembler ». On l'utilise pour dire quelle impression quelque chose ou quelqu'un donne, sans être certain de la réalité.
Structure :
Sujet + avoir l'air + adjectif
Elle a l'air heureuse. (= Elle semble heureuse)
Ce gâteau a l'air bon. (= Il semble bon)
Tu as l'air fatigué. (= Tu sembles fatigué)
Points importants :
1. L'adjectif s'accorde avec le sujet (pas avec « air ») :
Elle a l'air belle (féminin)
Ils ont l'air contents (pluriel)
2. On peut aussi dire « avoir l'air de + nom/verbe » :
Il a l'air de un médecin. (= Il semble être un médecin)
Elle a l'air de comprendre. (= Elle semble comprendre)
Exemple d'utilisation :
« Ce film a l'air intéressant, mais je n'ai pas encore vu. »
« ne vous inquiétez pas ».
Formation de l'impératif des verbes pronominaux
Impératif présent – Verbe « s'inquiéter »
Impératif positif | Impératif négatif
inquiétez-vous | ne vous inquiétez pas
Règles importantes
À l'impératif, le pronom est après le verbe (avec un trait d'union) Inquiétez-vous !
À l'impératif négatif, le pronom est avant le verbe Ne vous inquiétez pas !
Les deux parties de la négation (ne et pas) encadrent le pronom + verbe
À la 2e personne du pluriel (vous), l'impératif négatif de « s'inquiéter » est : Ne vous inquiétez pas !
Exemples :
« Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. »
« Ne vous inquiétez pas si vous ne comprenez pas tout, c'est normal au début. »
C'est une expression très courante pour rassurer quelqu'un dans une situation stressante.
À la 2e personne du singulier (tu), l'impératif de « s'inquiéter » est : Ne t'inquiète pas !
Exemples :
« Ne t'inquiète pas pour ton examen, tu as bien préparé. »
« Ne t'inquiète pas si tu fais des erreurs, c'est normal. »
En langage familier, l'impératif de « s'inquiéter » est : T'inquiète pas !
Exemples :
« T'inquiète pas, c'est pas grave. »
« T'inquiète pas, je m'occupe de tout. »
En langage « jeune » , l'impératif de « s'inquiéter » est : T'inquiète !
Exemples :
« T'inquiète ! Le vibe est top, tout va being good. »
Traduction en français classique : « Ne t'inquiète pas ! L'ambiance est excellente, tout va bien. »
Lu jusqu'au chapitre 8 :
« C’est seulement en sortant de l’abri que j’ai osé lui réitérer ma proposition. »
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La langue en lumière
Première Partie - Chapitre 9.


Première Partie - Chapitre 8.
Première Partie - Chapitre 9.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 00.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 01.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 02.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 03.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 04.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 05.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 06.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 07.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 08.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 09.
Une ville, une voix : Nantes par Raphaël
19h30
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Résumé du passage lu la semaine dernière :
Dans ce passage, Ren et Yuki sont dans la chambre de Ren, avec Hanna. Yuki regarde les murs, couverts de dessins et de croquis : ce sont surtout des parties de son corps, son visage, ses mains, ses yeux. Ren comprend alors que Yuki voit clairement son désir pour elle. Il a l’impression d’être « nu » devant son regard, parce que ce qu’il ressent, d’habitude caché, est maintenant visible sur les murs.
Mais Yuki aussi a observé Ren en secret. Elle lui offre un cadeau de Noël en retard : un portrait de lui, dessiné au fusain. Ren se reconnaît tout de suite dans ce dessin, ce qui prouve que Yuki l’a regardé avec attention et qu’elle pense à lui. Ensuite, il accroche ce portrait sur le mur, juste à côté d’un portrait de Yuki qu’il avait réalisé à partir d’un croquis fait discrètement au travail. Les deux portraits, côte à côte, deviennent un symbole : leurs sentiments, longtemps cachés, se répondent et se rejoignent à travers l’art.
La scène est aussi marquée par une atmosphère d’hospitalité et de douceur. La tante a préparé le thé, Yuki sort trois dafuku de son baluchon en tissu et partage ces gâteaux avec Ren et Hanna. Elle montre qu’elle n’a pas oublié la chienne et lui parle avec tendresse, comme à une personne. Ren, lui, ne donne à Hanna qu’une moitié de daïfuku.
Au début, la conversation entre Ren et Yuki est un peu hésitante, puis elle devient vite vivante et joyeuse. Ils parlent de leurs activités, de ce qu’ils font dans leur vie quotidienne. Mais cette vie n’est pas « normale » : elle est « entrecoupée de bruits de bombardement ». Ren explique qu’il passe beaucoup de temps à dessiner et à peindre, mais qu’il fait aussi des petits boulots pour vivre, par exemple distribuer le journal Manichi matin et soir.
Grâce à ce travail, il lit rapidement les nouvelles du jour et « prend la température maladive » de la société. Il sent en lui une « colère sourde » contre les discours officiels qui parlent de victoires, mais qu’il trouve faux. Pour lui, ces « mots victorieux » entrent dans la tête des gens très facilement, comme la pluie pénètre la terre sèche : c’est une image pour dire que la propagande s’installe sans que les gens s’en rendent compte. Il critique ainsi une société « hypnotisée par la guerre » menée au nom de l’Empereur, tout en restant prudent dans sa manière de parler.
Dans ce passage, l’histoire d’amour et l’histoire politique se rejoignent. D’un côté, l’art devient le langage principal de l’amour : les portraits et les dessins disent ce que les personnages n’osent pas dire avec des mots. De l’autre côté, Ren montre sa résistance intérieure à la guerre et à la propagande, en continuant à créer et en gardant un regard critique sur la société. Ce moment est donc très important : il confirme l’amour réciproque entre Yuki et Ren et, en même temps, il place leur relation dans la réalité dure et dangereuse du Japon en guerre.
Lu jusqu'au chapitre 8 :
— Je ressens, ai-je continué emporté par une colère sourde que je portais en moi depuis des années, la nécessité d’aller au-delà de tous ces mots victorieux sonnant faux, mais s’imprimant dans le cerveau des gens aussi facilement que les eaux de pluie pénètrent dans la terre asséchée.
La préface de « Cromwel »
La Préface de Cromwell est un texte-manifeste où Hugo explique ce qu’est pour lui le théâtre romantique, contre le théâtre classique. En 1827, il publie une énorme pièce, Cromwell, sur l’homme politique anglais Oliver Cromwell, pièce injouable mais importante comme laboratoire d’idées. La préface devient plus célèbre que la pièce elle-même et s’impose comme un texte fondateur du romantisme français, au cœur du conflit entre « classiques » et « romantiques ».
Trois idées simples.
D’abord, le drame romantique est la forme moderne du théâtre.
Ensuite, le théâtre doit mélanger sublime et grotesque : il doit montrer la vie telle qu’elle est, avec le grand et le ridicule, le beau et le laid, le tragique et le comique ensemble, parce que tout ce qui est dans la nature a sa place dans l’art.
Enfin, Hugo demande la liberté contre les règles classiques, en critiquant surtout la règle des trois unités ; il ne garde que l’unité d’action et demande plus de liberté pour le temps, le lieu, le ton et la langue, en acceptant le mélange des registres et des formes.
Une phrase-résumé à mémoriser :
« Dans la Préface de Cromwell, Hugo explique que le théâtre romantique doit être libre, mélanger le sublime et le grotesque, et refléter toute la réalité humaine. »
La différence principale entre crier et vociférer réside dans l’intention et l’émotion:
Définition
Crier : parler d’une voix forte pour se faire entendre.
Vociférer : parler en criant avec colère.
Émotion
Crier : émotion neutre ou variée (peur, douleur, joie, urgence).
Vociférer : colère, emportement, exaspération.
But
Crier : se faire entendre à distance ou dans le bruit.
Vociférer : exprimer une rage, proférer des injures ou des menaces.
Public
Crier : s’adresse à quelqu’un de précis.
Vociférer : ne s’adresse pas nécessairement à quelqu’un en particulier.
Registre
Crier : neutre, courant.
Vociférer : littéraire, plus fort que crier.
Exemples concrets
Crier :
« Crier à l’aide » (urgence, frayeur)
« Crier pour se faire entendre dans le bruit »
« Jeter des cris de joie » (joie)
Vociférer :
« Vociférer des injures »
« Vociférer contre quelqu’un »
« Il vociférait tant et plus » (colère violente)
« Prix littéraire 30 Millions d'Amis ».
19h30
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Le passage lu la semaine dernière :
Dans ce passage, Ren et Yuki sont dans la chambre de Ren, avec Hanna. Yuki regarde les murs, couverts de dessins et de croquis : ce sont surtout des parties de son corps, son visage, ses mains, ses yeux. Ren comprend alors que Yuki voit clairement son désir pour elle. Il a l’impression d’être « nu » devant son regard, parce que ce qu’il ressent, d’habitude caché, est maintenant visible sur les murs.
Mais Yuki aussi a observé Ren en secret. Elle lui offre un cadeau de Noël en retard : un portrait de lui, dessiné au fusain. Ren se reconnaît tout de suite dans ce dessin, ce qui prouve que Yuki l’a regardé avec attention et qu’elle pense à lui. Ensuite, il accroche ce portrait sur le mur, juste à côté d’un portrait de Yuki qu’il avait réalisé à partir d’un croquis fait discrètement au travail. Les deux portraits, côte à côte, deviennent un symbole : leurs sentiments, longtemps cachés, se répondent et se rejoignent à travers l’art.
La scène est aussi marquée par une atmosphère d’hospitalité et de douceur. La tante a préparé le thé, Yuki sort trois dafuku de son baluchon en tissu et partage ces gâteaux avec Ren et Hanna. Elle montre qu’elle n’a pas oublié la chienne et lui parle avec tendresse, comme à une personne. Ren, lui, ne donne à Hanna qu’une moitié de daïfuku.
Au début, la conversation entre Ren et Yuki est un peu hésitante, puis elle devient vite vivante et joyeuse. Ils parlent de leurs activités, de ce qu’ils font dans leur vie quotidienne. Mais cette vie n’est pas « normale » : elle est « entrecoupée de bruits de bombardement ». Ren explique qu’il passe beaucoup de temps à dessiner et à peindre, mais qu’il fait aussi des petits boulots pour vivre, par exemple distribuer le journal Manichi matin et soir.
Grâce à ce travail, il lit rapidement les nouvelles du jour et « prend la température maladive » de la société. Il sent en lui une « colère sourde » contre les discours officiels qui parlent de victoires, mais qu’il trouve faux. Pour lui, ces « mots victorieux » entrent dans la tête des gens très facilement, comme la pluie pénètre la terre sèche : c’est une image pour dire que la propagande s’installe sans que les gens s’en rendent compte. Il critique ainsi une société « hypnotisée par la guerre » menée au nom de l’Empereur, tout en restant prudent dans sa manière de parler.
Dans ce passage, l’histoire d’amour et l’histoire politique se rejoignent. D’un côté, l’art devient le langage principal de l’amour : les portraits et les dessins disent ce que les personnages n’osent pas dire avec des mots. De l’autre côté, Ren montre sa résistance intérieure à la guerre et à la propagande, en continuant à créer et en gardant un regard critique sur la société. Ce moment est donc très important : il confirme l’amour réciproque entre Yuki et Ren et, en même temps, il place leur relation dans la réalité dure et dangereuse du Japon en guerre.
Depuis longtemps, nous avons perdu, n’est-ce pas, la virginité du contact avec la nature, les paysages, les villes, les gens, tout ce qui nous entoure : mon œil et mon oreille ont besoin de retrouver la fraîcheur du monde dans son état premier...
Dans cette phrase, Bin parle comme un « disciple » moderne de Rousseau, sans le citer directement, mais en reprenant plusieurs idées centrales de sa philosophie.
Ici, l’expression « virginité du contact » rappelle chez Rousseau l’idée d’un rapport originel au monde, simple, direct, non déformé par la société. Pour Rousseau, l’homme, dans l’« état de nature », vit d’abord en lien immédiat avec la nature, sans institutions, sans culture qui le corrompent.
Quand Ren ajoute que son œil et son oreille ont besoin de retrouver « la fraîcheur du monde dans son état premier », il parle exactement comme Rousseau quand il imagine un retour à un état originel, plus authentique. L’expression « état premier » correspond à ce que Rousseau appelle l’« état de nature » : un état où l’homme n’est pas encore « souillé » par les conventions sociales, le langage politique, les rapports de pouvoir.
...quand il n’est pas souillé par les slogans, les ordres qui viennent d’en haut, les paroles avalées qui circulent robotiquement d’une bouche à une autre.
Dans cette partie de la phrase, Mizubayashi parle aussi de lui-même, de ce qu’il a vécu avec la langue japonaise et la société japonaise, comme il l’explique dans son essai Une langue venue d’ailleurs.
Dans l’essai, il raconte qu’au Japon, il se sentait entouré de « paroles fatiguées », de discours politiques répétitifs, de mots vides qui circulent partout sans vraie expérience derrière eux. Il décrit une « inflation linguistique » : beaucoup de paroles, mais peu de sens, des slogans, des formules toutes faites, qui flottent comme des méduses, sans lien avec la réalité.
Dans le roman, quand il parle des « slogans », des « ordres qui viennent d’en haut » et des « paroles avalées qui circulent robotiquement d’une bouche à une autre », il reprend exactement cette critique. Il dénonce une langue collective devenue mécanique et obéissante, qui ne sert plus à penser, mais à répéter.
Dans Une langue venue d’ailleurs, il explique que cette langue sociale l’étouffait, qu’il avait l’impression de vivre au milieu de mots « usés », « désubstantialisés », qui ne touchaient plus le réel. C’est pour fuir cette langue abîmée qu’il a choisi le français, qu’il présente comme une nouvelle langue pour penser, pour retrouver une parole vraie, liée à l’expérience.
Donc, dans la phrase du roman, il met dans la bouche du narrateur sa propre expérience :
– il critique la langue officielle, les mots imposés « d’en haut », comme il critique la langue politique et militante japonaise de sa jeunesse ;
– il oppose ces paroles robotisées à un désir de retrouver un langage vivant, personnel, authentique, comme celui qu’il cherche en français dans Une langue venue d’ailleurs.
Ce passage est donc à la fois une critique de la propagande dans l’histoire du roman, et un clin d’œil autobiographique à son propre parcours d’écrivain entre japonais et français.
Lu jusqu'au chapitre 8 : « C’était un vrai bonheur ! »
19h30
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Le passage lu la semaine dernière :
Depuis longtemps, nous avons perdu le contact vivant avec la nature, les paysages, les villes et les autres. Ren veut retrouver un regard et une écoute plus frais, avant que le monde ne soit abîmé par les slogans, les ordres et les paroles répétées sans pensée.
Il admire les peintres français du XIXe siècle, surtout parce qu’ils se sont libérés des anciennes règles.Pour lui, ces artistes ont su regarder le monde directement, avec liberté, en explorant l’espace, le temps et la lumière.
Il aimait aussi aller dans les musées, surtout au Louvre, pour flâner et contempler les œuvres. Cette promenade artistique lui apportait un vrai bonheur, car elle nourrissait sa sensibilité et son désir de beauté.