14h00
14h00
Oui, le français est un instrument de musique pour moi. C'est le sentiment que j'ai depuis longtemps, depuis, tout compte fait, le début de mon apprentissage. Pour devenir un bon instrumentiste, il faut de la discipline, je dirais même le sens de l'ascèse. Et c'est ce que je dis à mes étudiants aujourd'hui : maîtriser le français, c'est en jouer comme jouer du violon ou du piano. »
C'est par la musique que cette langue est entrée dans mes oreilles, dans mon corps tout entier. J'ai abordé le français grâce aux leçons diffusées à la radio, le contact avec cette langue a d'abord été sonore, presque charnel. ».
Chez un bon musicien, l'instrument fait partie de son corps. Eh bien, le français doit faire partie de son corps chez un locuteur qui choisit de s'exprimer en français ».
Un peu comme Antoine Doinel qui, dans Baisers volés, répète indéfiniment son nom et celui des femmes qu’il aime devant le grand miroir de la salle de bains.».
Conversation.
Le temps des cerises.
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Et gai rossignol, et merle moqueur
Seront tous en fête !
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux, du soleil au cœur !
Quand nous chanterons le temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur !
Mais il est bien court, le temps des cerises
Où l’on s’en va deux, cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles…
Cerises d’amour aux roses pareilles,
Tombant sous la feuille en gouttes de sang…
Mais il est bien court, le temps des cerises,
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant !
Quand vous en serez au temps des cerises,
Si vous avez peur des chagrins d’amour,
Évitez les belles !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles,
Je ne vivrai point sans souffrir un jour…
Quand vous en serez au temps des cerises,
Vous aurez aussi des peines d’amour !
J’aimerai toujours le temps des cerises :
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte !
Et dame Fortune, en m’étant offerte,
Ne pourra jamais fermer ma douleur…
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur !
J.-B. Clément.
Correction des devoirs.
Le passif au présent et au passé composé. Cartes de grammaire . Cliquer ICI.
Exercice 2 page 61.
1. Le camion a été heurté par l'autobus.
2. Ces soins étaient remboursés par mon assurance.
3. Les bagages qu'on avait égarés ont été retrouvés.
4. Le client sera prévenu par la secrétaire de la date de livraison.
S. La voiture ne pourra pas être réparée.
Exercice 3 page 61.
1. déclarer
2. expliquez/racontez/dites, s'est passé
3. heurté/percuté
4. avons fait/avons établi
5. endommagé
6. ouvrir
Déclarer un vol, un accident - Au commissariat de police.
Déclarer un vol, un accident - Au bureau d’assurance.
Parler de sa santé - À la pharmacie.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 00.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 01.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 02.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 03.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 04.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 05.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 06.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 07.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 08.
Kumi raconte son séjour en Gascogne. Épisode 09.
Une ville, une voix : Nantes par Raphaël
Le passif au présent et au passé composé. Cartes de grammaire . Cliquer ICI.
Le vocabulaire page 60. Écouter et répéter à haute voix.
Déclarer un accident. Au bureau d'assurance.
Apprendre la nouvelle métaphore. Cliquer ICI.
Réviser les métaphores apprises au printemps. Cliquer ICI.
14h00
Conversation.
Renoir - Le printemps ou la conversation - Le tableau en entier.
Renoir est un peintre qui aime la vie et les gens. Il peint des moments simples : des repas entre amis, des fêtes, des jeunes femmes qui dansent ou se promènent. Pour lui, la peinture doit apporter du bonheur à ceux qui la regardent. Ses tableaux sont pleins de lumière, de couleurs et de sourires. Même si son époque est marquée par la guerre et la violence, Renoir préfère montrer la joie, l’amitié et l’harmonie entre les personnes.
Assaut contre la frontière - Léïla Slimani.
L’écrivaine Leïla Slimani raconte qu’elle essaie d’apprendre le portugais. C’est difficile pour elle : les Portugais parlent vite, elle comprend mal et elle fait beaucoup d’erreurs. Parfois, elle se sent gênée et un peu ridicule, comme beaucoup d’entre nous quand nous parlons français (ou japoonais).
Elle dit qu’apprendre une nouvelle langue, c’est presque comme redevenir enfant. Quand on est enfant, on ne connaît pas tous les mots, on a besoin des adultes, on dépend de la patience et de la gentillesse des autres. Dans une langue étrangère, c’est pareil : on demande souvent de répéter, d’expliquer, de parler plus lentement.
Pour Leïla Slimani, parler une langue étrangère nous rend plus fragiles, mais cette fragilité n’est pas seulement négative. Elle nous oblige à écouter mieux, à observer, à accepter de ne pas tout contrôler, et cela ouvre la porte à de vraies rencontres avec les autres.
À partir de cette expérience personnelle, Leïla Slimani se pose une question : est‑ce que nous avons encore besoin d’apprendre des langues étrangères, alors qu’il existe aujourd’hui des outils très puissants de traduction automatique et d’intelligence artificielle ?
Elle évoque le philosophe George Steiner, qui parle de “Babel heureuse”. Pour lui, la diversité des langues dans le monde est une chance, pas un problème. Grâce à cette pluralité, il y a plus de dialogue, plus de créativité, plus de façons différentes de dire le monde.
Steiner pense que si tout le monde utilisait une seule langue, nous aurions aussi une seule manière de penser, ce qui peut être dangereux. La littérature, la philosophie, la poésie naissent souvent de ces différences entre les langues, de ces passages d’une langue à l’autre.
Leïla Slimani rappelle qu’aujourd’hui, les systèmes d’intelligence artificielle et de traduction automatique utilisent surtout un grand nombre de textes en quelques langues dominantes, en particulier l’anglais. Ces systèmes sont très utiles : ils traduisent vite, ils facilitent la communication, ils peuvent aider les voyageurs, les étudiants, les chercheurs.
Mais elle voit aussi un danger : si l’on s’appuie uniquement sur ces outils, on risque une uniformisation du langage et de la pensée. On pourrait se contenter de traductions rapides, utiles, sans plus faire l’effort d’entrer dans une autre langue, dans une autre culture, dans une autre sensibilité.
Elle critique une vision purement utilitariste de la traduction : traduire seulement pour comprendre le message le plus vite possible, comme une simple information, et non comme un contact profond avec une autre façon de voir le monde.
Ainsi, ces deux idées sont liées :
D’un côté, apprendre une langue, c’est accepter d’être fragile, de redevenir un peu enfant, de perdre la maîtrise, mais c’est aussi ce qui nous rend plus humains, plus ouverts aux autres.
De l’autre côté, si nous confions tout à la traduction automatique, nous risquons d’oublier ce chemin difficile mais riche : l’effort, la rencontre, la découverte de nuances qu’aucune machine ne peut vraiment ressentir.
Pour Leïla Slimani, la diversité des langues n’est pas un problème à corriger, c’est un trésor à protéger. C’est pour cela que, même à l’époque de l’intelligence artificielle, elle insiste sur l’importance de continuer à apprendre et à parler des langues étrangères.
Correction des devoirs.
Page 58 (texte).
Exercice 3 page 59.
1. voler
2. s'est passé
3. faire
4. le voleur, l'agresseur
5. porté, déposé
Exercices 1, 4 page 59.
Écouter et répéter à haute voix le vocabulaire page 60.
14h00
Conversation.
Et vous, comment vivrez-vous ? - Yoshino Genzaburo.

Dans ce livre, l’oncle de Coper lit un texte de Pascal pour expliquer ce qu’est la vraie grandeur de l’être humain. Pascal dit qu’on peut imaginer un homme sans mains ou sans pieds, mais qu’on ne peut pas imaginer un homme sans pensée, car sans pensée il serait comme une pierre ou un animal. Pour Pascal, la pensée est ce qui donne sa valeur à l’homme. L’oncle reprend cette idée pour montrer à Coper que la valeur d’une personne ne dépend pas seulement de son corps ou de sa force, mais surtout de sa capacité à réfléchir et à se connaître elle‑même.
Pascal donne un exemple facile à comprendre. Il demande : qui se sent malheureux de n’avoir qu’une bouche ? Personne ne se plaint d’avoir une seule bouche. En revanche, beaucoup de personnes se sentent très malheureuses quand elles n’ont qu’un seul œil. On ne s’est jamais vraiment plaint de ne pas avoir trois yeux, mais on est presque inconsolable quand on a perdu un œil et qu’il ne nous en reste qu’un. Cela montre que l’homme souffre surtout quand il perd quelque chose qu’il avait déjà ou qu’il croit devoir avoir. Il se sent alors comme un roi qui a perdu une partie de son royaume.
Dans le roman, cette idée aide Coper à comprendre que l’être humain est à la fois faible et grand. Il est faible parce qu’il peut perdre une partie de son corps, sa situation ou ses avantages, et qu’il en souffre. Mais il est grand parce qu’il sait qu’il a perdu quelque chose et qu’il peut penser à cette perte. Cette conscience est déjà une forme de grandeur.
Le texte original de Pascal est ICI.
Âme brisée - Akira Mizubayashi - Première page.

Iwanami Bunko - Première place : 発行部数は累計180万部、岩波文庫歴代1位に. ICI.
Un peu d'anglais.

Correction des devoirs.
Page 60 (vocabulaire).
Exercice 1 page 59.
1. F
2. F
3. F
4. F
5. V
Exercice 4 page 59.
(Réponses possibles)
1. On m'a volé mon sac à main !
2. Ça s'est passé dans le métro, en fin d'après-midi, vers 18 heures 45.
3. Non, je lisais le coup de cœur de mon libraire dans le métro, je ne faisais pas attention.
4. Je ne les ai vues que de dos, elles ont agi très vite.
5. Elles se sont enfuies vers la sortie, en courant très vite.
6. J'avais tous mes papiers (mon permis de conduire, ma carte d'identité), une carte bancaire et du liquide.
Concours de vocabulaire page 60. Écouter et répéter à haute voix.